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2008-11-12 10:36:45 : Marathon New-York 2008 : let’s a dream become true ! - 1 photo - 29 réactions

Il y a quatre ans et demi lorsque je me suis mis à la course à pied, dans la case « course rêvée » de la fiche du who’s who de mon forum de course à pied préféré, j’inscrivais avec emprutement « le marathon de New York ». Partant de zéro (en course à pied et en sport tout court), j’ai procédé naturellement par étapes pour apprendre (type d’entraînement, gestion des blessures, expérience de courses,….). Après m’être donné au 10km et au semi pendant deux saisons, je suis devenu marathonien à La rochelle en 2007, après un essai avorté en 2006 (abandon en pleine prépa en 2006) : 2008 était planifiée comme étant l’année de réalisation du rêve : New York !

La prépa

J’ai commencé la prépa à NoYrmoutier et l’ai poursuivie dans le bois de Vincennes. Grâce à des bonnes semelles orthopédiques, à un entretien complet de la carcasse entre des mains de l’école wat po (massage thaï, douloureux mais « no pain no gain ») tant à Noirmout’ qu’à Paris, j’ai pu engranger un gros volume d’entraînement cette année. Du volume, de la qualité et du plaisir : Près de 650 bornes, sans périostite, ni manifestation du TFL, ni plainte des lombaire… yes !

New York : Marathon J-1 et J-2

Arrivée à NY à J-3, direction la réunion d’information du staff de Thomas Cook. Chauvelier, une centaine de marathons en poche (plusieurs fois champion de France du marathon) nous distille quelques conseils : 1/ attention, prévoir au moins plus de 10 min de plus que sur un marathon plat, NY n’est pas un marathon facile, surtout sur la seconde partie ! 2/ vous avez peur : normal, ce n’est qu’une fois lancé que ca ira mieux et sachez que la peur est aussi la condition de sécrétion de l’adré qui sera utile le jour de course ; 3/ vous avez la pression : reprenant une définition de Yannick Noah « la pression, c’est l’idée de ne pas considérer comme possible l’échec », il nous conseille avant tout de prendre du plaisir ! Oué, mais de là à envisager, l’abandon, non, je n’y arrive pas !

Un marathon en poche, une belle prépa, grosse discipline alimentaire et dans les sorties, et une logistique au carré ne m’auront pas évité une très grosse gamberge la veille de l’évènement. Et si cette fois je rencontrais le mur ? Et si j’avais des crampes ? Et si j’étais dans un jour sans ? Et si j’avais une gastro ? Et si je me réveillais unijambiste ? Et si et si et si…. Une déclinaison infinie de pensées phobiques comme autant de doutes qui ne pourront se désamorcer que lancé sur le bitume. J’en reviens encore pas de m’être pris la tête comme cela alors que tout était en place… quelle connerie cette gamberge ! Quel gaspillage d’influx nerveux ! L’incertitude du bout du chemin est une belle excitation du marathon, pourtant….

A J-1, je vais trottiner à Central Park pour réveiller la machine et déstresser un peu (vive les endorphines). C’est l’occasion de rencontrer des supporters, et des coureurs d’autres nationalités. C’est sur la zone d’arrivée qu’on échangera quelques mots, quelques « good luck », dans une super ambiance.

Le soir, pasta party : je donne RDV aux frogus à Central Park pour une pasta party royale et le plaisir de se retrouver avant l’évènement est immense. On navigue sur l’aire d’arrivée, à rebrousse poil, pratique car dans ce sens là, ça descend bien !

Jour J : l’avant course

Lever à 3h45 du matin, pour un petit dej’ nickel proposé par Thomas Cook.Nickel mais l’estomac vrillé par la trouille, je ne pourrai rien avalé sur le coup : j’attendrais plus tard pour bouffer une banane et deux trois barres de céréales. La pression monte. On saute dans les bus à 5h45 et on arrive plus tard sur l’aire de départ, vers 7h30, où une longue attente au pied du Verrazano débute, dans un froid glacial exacerbé par un vent de Nord Est que l’on aura de fac dans les premiers kilo. L’ambiance est là, la tension palpable et le balai des hélicos nous rappelle que les zamis pourront partager notre course dans la lucarne. Les départs sont par vague : je suis dans la deuxième, celle de 10h et m’engouffre dans les SAS à 9h40.

Départ

Sur la ligne, je me recueille un instant. Je suis heureux d’être là, sur la ligne, réalisant un rêve et je goute l’instant. J’ai des pensées pour ma femme, ma famille, mes proches et mes amis coureurs à pied. Avant d’affronter le marathon, une épreuve atypique que l’on choisit de faire, j’ai des pensées particulière pour mon père qui traverse une épreuve avec courage qu’il me saurait gré de m’inspirer dans ma vie d’homme et pour une amie (L) qui est également dans la douleur. Je leur envoie mes ondes positives.

Un hymne américain (non sifflé) plus tard, c’est parti. Yessssssssssssssssssssssss ! Un raidillon pour commencer ! Le profil du pont est une invitation à la tempérance : tant mieux car sur les 8 premières bornes, j’ai prévu de rester sagement cappé à 80% de fcm.

KM 1 à 10

Après le pont, nous plongeons dans Brooklyn. Très vite, la foule se densifie et les spectateurs nous encouragent. Wha ! Quel engouement ! Quelle vista ! Des groupes de musiques, des sonos entonnent les différents airs de la BO du film de Rocky Balboa… Gonna Fly Now ! Incroyable, on s’y croirait… c’est énormissime ! Les spectateurs sont aussi les acteurs de ce marathon !

Les spectateurs proposent de la flotte, plus souvent des serviettes pour nous éponger : ils sont à fond derrière nous, à fond comme on a du mal à l’imaginer. Les « allez France » surgissent, et puisque j’ai scotché yann sur mon maillot, j’ai le droit à des « come on Yannnn ! », « Good Job yannn !» : courir le sourire aux lèvres, en échangeant de clins d’œil, en levant les pouces vers les spectateurs, et en frappant dans les mains tendues des gamins, voilà du grand plaisir !

Au Miles 3 autour, les vagues se rejoignent, l’ambiance monte encore d’un cran. Là, ça hurle carrément. Ochlophobe d’abstenir car c’est vraiment très très impressionnant. C’est ambiance Alpe d’Huez dans le Tour de France, et je ne galvaude rien. 2 Millions de spectateurs, enfin de supporteurs, ça vous donne la mesure du spectacle sur le bord de la route.
Sur le début, la machine se met bien en route. Je reste sagement à 80%. Je passe le km5 en 27’35 : sur le tapis qui bip et je pense à ceux abonnés à « fan alert » qui recevront le mail de mon temps de passage.

A la fin de Brooklin, parenthèse côté spectateurs : saut de culture et aussi d’époque, nous nous retrouvons dans le quartier juif hassidique, ou l’ambiance est plus feutrée (à l’européenne quoi !). Code quatum, je retrouve avec surprise les visages et les looks de Rabbi Jacob, avec les rouflaquettes.

Il y a déjà quelques faut plats. Je passe le km 10 toujours largement en dedans, à 80% fcm, en 55’14.

A chaque ravito, même balai : « gatorade ! gatorade !» hurlent les premiers bénévoles, « water ! water ! » les seconds… un gel bizarre nous est distribué au 30k et avant, de rares bananes traînent de ci de là. La moitié des gobelets sucrés de Gatorade va à terre : les semelles collent de plaisir (façon usine de Chewing gum dans Rabbi Jacob) pendant qqs mètres après chaque ravito : un bonheur !

KM 10 à 20 : mauvaise passe.

Je commence à accélérer pour me caler à 85% mais au km 12, à la faveur d’un ravito, sur un pas chassé, une douleur surprend un quadriceps. Pas une vraie douleur, mais un pincement…. Quoi ????? Maintenant ? C’est le début de quoi ce truc ? Putain, mais c’est pas vrai ! Je comprends pas : le palpito est ok, je déroule bien… mais c’est quoi ce truc là ? Là, je ne sais plus. Soit c’est rien et je continue comme planifié, soit c’est un signe qui doit m’inviter à la prudence. Que faire ? Mon esprit s’emballe un peu : je pense au mur, je réetends comme un écho « la seconde partie est très exigeante »… j’aurais bien aimé avoir mon Ouille de La Rochelle ou mon Fred pour me dire « sur un pas chassé : c’est normal, ca veut rien dire » mais je peste, je peste, pouah…. et choisi la carte de la sécurité. Je n’ai pas bu à outrance et pour la première fois de ma vie en course, je m’arrête pour pisser : preuve que la peur est encore là. Rah le manque d’expérience !

Je passe le km 20’ en 1h’53 17. Je sais que la seconde partie assez pentue me laisse peu de chance de faire mieux que 4h05. Je sais que je ne ferais un bon chrono : je suis déçu.

Semi au km 30 : je retrouve la pêche

Je reste régulier, passe le semi en 2h00, les 25 km en 2h23 et les 30 km en 2h52 28’. Les quadri restent sages mais sous surveillance : le mur approche. J’ai relativisé ma déception, fais le dos rond et profite à fond du paysage, des supporteurs et des coureurs avec qui j’échange de plus en plus. Je relativise le chrono aussi : je me rappelle qu’il y a deux ans, lors de ma prépa avortée de La Rochelle, un osthéo m’avait quasi condamné aux distances courtes, et je goutte la chance que j’ai d’être ici : je cours un marathon à NY, dans une ambiance de feu, merde ! Les ponts offrent (miles 15) du dénivelé et c’est vrai que la seconde partie du marathon sera une succession de tout sauf du plat ! Le km 25 (miles 15/16), le Queensboro Bridge qui relie le Queen’s à Mannhatan est assez impressionnant, sans spectateur et grimpé dans un silence de cathédrale, chaque coureur semblant intimement tergiverser sur le thème « une difficulté telle avant le mur, il faut monter proprement »

La plongée dans Mannhantan est dantesque : retour à une configuration Tour de France, avec un public chaud comme la braise ! Au pied de la première avenue, le tableau est magnifique : le léger faut plat nous laisse voir la course dans toute son horizontalité, encadrée dans la verticalité par de bruyants encouragements et les tours de Manhattan.

Au km 30, c’est là que le marathon commence selon la coutume. Je suis avec un français. On discute un peu. On attend le mûr, ce fameux coup de frein sensé bloquer tout marathonien vers le 30ème. On discute mais on ne prononce pas ce gros mot non plus, histoire qu’il puisse nous oublier ! 30km : rien. 31km : rien. 32 km : rien non plus. Non seulement, je ne sens pas de coup de frein, mais en plus, je me sens de mieux en mieux. Je reste sage et intériorise : le mieux, c’est d’accélérer au 35km car avant tu pourrais le regretter. On fait un détour dans le Bronx, on passe un nouveau pont, de nouveaux groupes de musique et je me sens pêchu à en regretter mes atermoiements des km 10 à 20. Je mets la troisième, et c’est parti, je ride.

Je passe le km 35 en 3h22’29, et après, j’accélère et je sais alors que je ne me mets pas en danger tant tous les compteurs sont au vert (forme, palpito, quadri). Je suis à 110% dans le plaisir et si le profil reste toujours assez contrariant, il ne me ralentit pas. Go go go !


KM 35
Je suis bien le tintin, je double beaucoup, je me sens vraiment dynamique et suis surpris d’avoir à ce point du jus. La fin du parcours dans Central Park est vallonnée et très ludique, tandis que les spectateurs, amassés derrière les palissades façon arrivée de fin d’étape pour sprinteur, continuent dans une générosité sans nom de scander des « allez France », « come on, Yannn » coups de fouet ! KM39, je me repense furtivement à toute la prépa, je regrette qu’il n’y ait pas qqs bornes de plus tant je me sens bien : trop envie de prolonger le plaisir ! Quelle magie !

Arrivée : 4h01

A 500m, 26 miles, petit raidillon avant l’arrivée (descendu la veille « plus facile à descendre avec un glace à la main »), vision de la ligne, l’émotion grimpe fort, émerge des tripes : je suis heureux. Quel panard !

Je réalise. Je pense à ce que je viens de faire, à tous ce que j’ai fait pour en arriver là et à ceux à qui je pensais sur la ligne. Quelques larmes. Je n’oublierai pas !

On refait le match !

Au débrief de la course,

- concernant le marathon en lui-même, il est assez casse patte, vraiment pas roulant, surtout la deuxième partie, quoique la première n’est pas exempt de faut plats non plus.

- je pense avoir vraiment manqué d’un lièvre sur le premier semi. Mon état de fraîcheur à l’arrivée et l’état de mes jambes me laissent penser que mes atermoiements pre-semi ont été en grande partie inutiles : j’aurais pu en garder moins sous la pédale et descendre sous les 4h. Par rapport à la Rochelle, je ne me suis pas arrêté pour faire des étirements, oui, oui, oui mais. Mais le chrono est la grande déception de la course : j’avais vraiment mieux dans les jambes. La tête n’a pas suivi. Comme Gasquet, wouarf. A propos, petite fierté : Noah, bien conservé, finit à 45s devant moi.

- Concernant les spectateurs, l’ambiance est vraiment lunaire, je vous l’ai dit, les new yorkais sont d’une générosité sans borne. La culture sportive américaine et vraiment différente de la nôtre. Beaucoup de question, de retour à l’hôtel et dans la rue : « you Win ? »…. les premières fois, je répondais « No, I don’t, but I finish it »… et après j’ai compris que pour eux, le « you win » était juste synonyme d’être allé au bout. Pas une seule question sur le chrono. Une montagne de « congrats » !

2008-09-24 14:46:28 : Semi marathon de lyon 2008 - 0 photo - 8 réactions

***Semi marathon de Lyon***

Dans le cadre de la prépa du marathon (New York le 2/11), un petit semi s’impose, comme galop d’essai technique (tenue, gel, etc) et qualitatif (ressenti en allure marathon). C’est l’occasion de mettre un dossard et pour lier l’utile (qui est déjà en lui-même agréable) au très agréable : je planifiais ce semi à Lyon pour visiter ma famille.


Le semi, une étape

Avant tout, un petit point sur la prépa marathon débutée mi août à Noirmoutier. Par rapport à la prépa La Rochelle 2007, je pars renforcé par un début d’année 2008 riche en vélo et course à pied, et avec moins d’appréhensions strucuro-physiques (merci les semelles). J’ai apporté trois changements à ma préparation marathon :

- si l’année dernière j’étais guidé dans ma prépa par mes Vincennus (Fred & Martine notamment), en le jour J par l’accompagnement impeccable de Ouille, je décidais cette année de faire le maximum en solo, car à NY, il est prévu que je cours alone. C’est moins ludique mais formateur.

- Sur l’entraînement en lui-même, rassuré par une carlingue qui tient mieux la route, je m’autorise à faire plus de volume que l’an passé. Je me suis par ailleurs hyper appliqué à travailler les basses fréquences (70% fcm), non traumatisantes, bien utiles, mais vraiment lentissimes (c chiant).

- Côté récup’, je m’imposais également des passages réguliers chez le kiné. Mais entre le « je ne bosse pas le samedi », « un massage, heu, oui mais là, je peux pas », et « oui, mais rappelez dans deux heures pour prendre RDV avec ma collègue», et les biens faits observés du massage thaï, je décidais de passer régulièrement sous les mains de masseurs thaï, tant pis pour les kinés.


planing de ma prepa à ce jour

350 bornes effectuées sur 6 semaines, avec un gros volume à 70% fcm (sortie type : 70% fcm pendant 40 min, ensuite 20 min avec des incréments de 3% sur la fcm jusqu’à allure marathon très peu travaillée), et quelques fractionnés pour se rassurer sur la vitesse et rappeler au palpitant qu’il peut monter sans problème. Avec ce semi, non travaillé spécifiquement, commence la phase dans la zone cible marathon.


Le semi

Objectif sur ces 21.1 km : faire la course au cardio, 14k en allure marathon (soit 11.1 km/h), 7,1k au seuil (soit 12 km/h).

4000 personnes au départ, avec un temps idéal : 8-10 degrés, grand soleil, grand ciel bleu ! Un chouye frisquet mais pas incisif du tout. Avant le départ, je trottine 10min à 70% et je me cale en dernier, pour ne pas gêner ou me laisser embarquer pas de trop bons rythmes, et patiente 5 min avant de franchir la ligne de départ (très mal indiquée). Je mets 1 bon kilo avant de trouver le rythme, slalomant finalement avec du mal à me caler sur une bonne FC.

Du K2 au K14, je déroule (ma poule), je suis bien à l’allure marathon, j’arrive à rester constant côté pulses en actionnant de temps en temps le frein à main. Parce que je ne me rentre pas dedans, j’en profite pour regarder cette belle, très belle ville de Lyon, classée au patrimoine de l’unesco, et ce n’est pas galvaudé. Bordeaux en plus vert, Paris en plus aéré : la grande classe. Je tourne en 5’20-5’25 au kilo, je suis relativement bien mais j’ai hâte de passer la seconde. Au K14, fini le bloc « allure marathon » : petit coup de boost pour remonter ma FC au seuil, et le file à 12km/h (5min au kilo autour) sur les 7 derniers kilo. Arrivée en 1h51 (chrono perso) : ça fait drôle de voir ça sur le poignet (il faut se répéter que le chrono n’était pas l’objectif, sinon, gare à la self-dépréciation) !

Côté orga, on se dit qu’on peut attendre du lourd : on est à Lyon, ce sont les championnats de France. Côté + : sur le site, il y a la vidéo du parcours (très plat) : nickel. Les bénévoles étaient super dispo, c’est clair et ca fait plaisir, et je n’ai jamais vu autant de bouffe distribuée (bananes, pruneaux, pomme et … tartiflette à l’arrivée).

Côté - : la veille pour trouver le village dans le parc, c’est un blind-test : aucun fléchage… ceci dit, superbe balade au milieu des girafes, des ours, des gazelles… marrant mais bizarre d’être « accueilli » ainsi. Techniques infaillibles : remonter la file des sacs estampillé running, et se résoudre à l’impossible : demander sa route (finalement, ca ne fait pas mal, ouf !). Autre petite rafale :
- au k5, grosse frayeur dans le peloton, car au ravito, il n’y avait plus d’eau (on a tous serré les fesses et prié jusqu’au k10, où heureusement, l’eau était au RDV),
- les km n’étaient pas marqués au sol (seulement des pancartes),
- pas de temps réel, (hallucinant !!!!!!!)
- pas de médaille ni souvenir à l’arrivée, pas de photo souvenir.

Vu le prix payé, l’omniprésence des sponsors (50% sur le dossard), on s’attend à mieux. Je suis bougon car a) je suis habitué à mieux ; b) je n’ai pas couru en perf’ (du coup je me suis concentré sur autre chose), c) j’ai couru seul (mes vincennus me manquent, là c’est un fait).


Au final, mes objectifs qualitatifs et quantitatifs sont bien remplis, mais c’est dur de courir en prépa sans plus d’enjeu. Je retrottine 10’ à 70% pour finir et me console en me disant que c’est à NY si tout se passe bien, que j’apprécierai a posteriori cette sortie. Ce semi se fait dans un super site, vraiment.

Retour à Paris pour le TGV et cette semaine, c’est reparti pour le dernier mois de prépa… avant NY (J-39).


2008-06-18 11:27:42 : Compte rendu Raid Esshéfaire - 5 photos - 0 réaction

*** commentaires réactions : postez sur yann_fr_75 @ yahoo.fr, je les mettrai à droite!***

Gogogogogo ! Un pt’i Raid avec des potes pour couronner ce printemps très prolifique côté entraînement & compèt et riche en plaisirs ! J’adore les raids, tant l’esprit est collectif, le sport à multi-facettes et la dose d’aventure et d’imprévus toujours élevée… ce qui rend tout raid inoubliable…

Ce raid ce déroule sur une journée entre la Mer de Sable & la Villette. Mes potes de Raid sont Seb’, un poto habituel de sport, Jerem’, l’homme aux trois poumons & GPS intégré, et un pt’i nouveau, Christophe. On se relaiera au cours des différentes épreuves (CO, VTT, Canoé).

RDV Samedi à la Villette avec Seb’ pour retirer le barda. Whaaaa, au pied de la géode, je fais un bond 20 ans en arrière (Sam Becket : Oh Bravo !) : pile 20 ans, j’étais là, monté de ma Province avec mes parents, tout émerveillé devant cette ronde merveille brillante ramenée part le Vaisseau Enterprise …

Dimanche matin, RDV à 6h40 à la Porte Dorée. Premier imprévu : mon vélo, roulant la veille, se réveille roue arrière crevée. Je démonte la roue et Jerem’ prend la main : ouch, superbe dextérité (à la Enzo ), il dégorge d’expérience, c’est rassurant de l’avoir dans la team !


Course d’Orientation
La première portion CO se déroule dans « la mer de sable » à 40 bornes de Paris. La Mer de Sable fut le premier parc à thème ouvert en France (1963). On part dans un super raidillon, en courant dans une bonne grosse dune de sable : ouach, quelle pioche d’entrée, le ton est vite donné, hé hé hé, c’est bon !
Jerem’ a le plan en main, et il cavale très facilement sur un sol de sable et de racines, dans une forêt avec des bosses en veux-tu en voilà. Parcours accidenté très très ludique. La forme est là, on envoie bien, Jerem’ nous drive impeccablement bien… malgré la foule au départ, on aura un peu plus loin le droit à un de ces moments de grâce seuls en forêt : on n’est pas bien les tintins ?! Oui, qu’on est bien, en pleine, nature, en pleine liberté, en longues foulées !

Le parcours accidenté est ludique, mais je sens que je suis mal à l’aise, les yeux rivés à terre pour éviter les racines, trainant comme je le fais en vélo toujours deux trois mètres derrière pour me donner de la visibilité ; peine perdu : je me prends mes compas dans une racine, ce qui me fragilisera la cheville gauche et me fera encore plus serrer les fesses… Vincennes est trop lisse, j’ai pas l’habitude, de tt façon, cheville peu mobiles et pas souples dira l’osthéo. Je portais la flotte du groupe, et contre ma volonté, Jerem’ me l’extorque pour me soulager…il avait raison le bougre : 500g de moins soulageront effectivement ma posture te ma cheville. AH l’expérience !


On fonce, on ride, c’est le gros kiff’, on fait les malins…. Yeah ! On boucle les 12,2 bornes en 1h04, et vu la difficulté du parcours, c’est super bon, on sera dans les 10 au premier relais.

VTT
Pour la seconde portion, VTT au menu, je laisse la main à Christophe bien impatient d’en découdre. Je me barre avec la voiture estampillée 5 à un point de rencontre sauvage (relais interdit mais on ne vise pas le classement) pour faire participer tout le monde et laisser souffler Seb’ (on fera souffler Christophe). Je les attends une éternité, je vois du monde passer : des fusées, des tractés… et mes pt’i gars qui arrivent, avec un Christophe au bord des crampes. Il a connu visiblement un jour sans. Dommage, il a pas pu prendre beaucoup de plaisir dans ses conditions, alors même que les gars me confirmeront que le parcours était lui sans intérêt, avec beaucoup de ligne droite et bitumée, rien de ludique.

Au point de relais sauvage donc, je prends le VTT et file avec Jerem’ et Seb’ pour une portion non chronométrée et monotone le long du canal de l’Ourq.

CANOE
« Je fais du Canoe si y’en a un qui est à l’hosto, sinon …. Je vous regarde faire ». Oué, c’est pas l’esprit team, mais on m’a demandé mon avis et j’assume, préférant la franchise à être boulet râlant et un non ramant dans le canoé : je déteste à un degré très élevé cette activité, mais alors c’est rien de le dire. Que du supplice, plaisir moins que zéro. Je laisse donc ma place et m’occupe du plus facile (vraiment ?), la liaison du véhicule pour la Villette où aura lieu la dernière CO. Seb’ me dira qu’eux également ne se sont pas du tout amusés sur l’eau.

CANOE
« Je fais du Canoe si y’en a un qui est à l’hosto, sinon …. Je vous regarde faire ». Oué, c’est pas l’esprit team, mais on m’a demandé mon avis et j’assume, préférant la franchise à être boulet râlant et un non ramant dans le canoé : je déteste à un degré très élevé cette activité, mais alors c’est rien de le dire. Que du supplice, plaisir moins que zéro. Je laisse donc ma place et m’occupe du plus facile (vraiment ?), la liaison du véhicule pour la Villette où aura lieu la dernière CO. Seb’ me dira qu’eux également ne se sont pas du tout amusés sur l’eau.

Je prends la caisse de Seb’ et amène un convoi de plusieurs bagnoles au parking sud de la Villette.

***PUB***
Carglass répare, Carglass remplace ! Jean, technicien dans un atelier Carglass : « l’autre jour, j’ai un client qui a sous estimé la hauteur de son véhicule en rentrant dans un parking souterrain : les vélos dépassaient de l’arrière de son véhicule et lorsqu’il est entré dans le parking souterrain, CRAC !, le haillon arrière a volé en éclat ».

Oué, grosse belle boulette. Pfffffff…. Dég’ que la journée se finisse ainsi… c’est que du matériel, ça coutera au final rien, (sauf une nouvelle selle) mais ca fait iech’ qd mm. Je ne pourrais pas rejoindre les gars pour la dernière CO et pas franchir la ligne d’arrivée … dommage dommage dommage. Les aléas du direct !


CO
Dernière CO dans la Villette où les gars ont dû faire sans moi….

Bilan.
Comme tout raid, les souvenirs seront nombreux ; on s’est bien amusés (CO) mais ça aurait pu être mieux côté format (chiant de laisser un coéquipier systématiquement en plan) et parcours (peu ludique excepté la CO) -les organisateurs étant sans doute contraints par l’arrivée à la Villette pour les 10 ans du rando raid. Côté orga : bonne ambiance, grosse machine bien huilée, bien sécurisée, sans faille, c’est du lourd, bravo et merci aux organisateurs ! J’ai encore appris bcp bcp de chose (merci Jerem’) ! Vivement le prochain !

Vidéo :
http://videos.sport24.com/video/iLyROoafYsTY.html



2008-06-11 09:10:44 : 10K Chateau de Vincennes - 4 photos - 9 réactions

***10 KM La course du château***

Héhéhéhé, retour aux sources de l’effort de ma trajectoire en CAP (10, semi, marathon) avec ce 10km dans mon jardin, dans le bois de Vincennes. Pour l’occasion, les organisateurs ont réussi à truster le château de Vincennes (occupé par l’armée), a priori sans simplicité vu la tonne de remerciements dédiée à la grande muette au micro : c’est vrai que c’est trop sympa de rendre au peuple ce qui lui appartient !

Ce 10 c’est glissé presque de façon incongrue dans mon calendrier : alors que je rechignais à revenir à ce format, restant sur les traumatismes lombaires dus aux fractionnés, je me suis laissé prendre au jeu par ma prépa CAP au duathlon. Retrouvant ici le plaisir sans tiraillements (merci le podologue & JC), prétextant la préparation d’un RAID mi-juin, j’ai remis le couvert des 10x30/30 sans appréhension. Le pied : c’est tellement bon de se rentrer dedans !!! Sans réel repère (2 ans que je ne m’étais pas donné au 10), je repartais pour courir et prendre du plaisir, avec un chrono compris entre mon record (41’) et mon temps de référence (45’).

Ce Dimanche à Vincennes (oué quand même : « Vincennes, petite localité du Val de Marne comptant 50K habitants, célèbre justement pour son château » ...), je retrouvais mon poto de RAID Seb’ et une tripotée de Vincennus, de Kwakerorangés et de Frogrussiens. Trop plaisir de voir tous ces visages : Pierrot, Duduche, Brinouille, Fanfan, Squirrel, Vincent, Nico ASM... des vrais des purs (il y a un mois, Pierrot a bouclé son 100 bornes et Brinouille son marathon, Nico ASM était là pour un second 10k sous les 40’ en 2J, s’il vous plaît). Y’avait du lourd aussi côté supporter : Enzo, Baltha, Sedef, Martine, Fred... j’vous l’dis, c’est course à la maison ! Avant le départ, un chouye d’appréhension quand même, mais déjà du bonheur ! Le parcours : sans difficulté réelle, excepté les nombreuses relances exigées par les épingles. Temps idéalissime : frais et le soleil discrètement voilé.


Départ
Départ donné, les 3150 participants repartis en deux voies ont lâché les reines et ouééééé c parti ! Seb prend mon sillage comme prévu, et à 10m devant, je vois Pierrot qui met tout de suite le turbo. Lui qui devait rester sagement autour de 4’30 au kilo, je sens qu’il part sur des bases plus rapides : le premier kilo bouclé en 4’08, du Pierrot tout crachouille ! Génial, ca donne le bon tempo ! Au km 2, il nous cède un « je ralentis, je cours au cardio » (à l’arrivée, il avouera que cette résolution ça dura peu de temps vu ses bonnes sensations) et on file avec Seb’ dans un rythme aussi régulier que possible à 4’20-autour.

Sur le parcours (bitume & chemin de terre en sous bois), les encouragements fusent des supporters, les regards qui pétillent et les applauds donnent de l’énergie et magnifient le plaisir : merci à eux !

Mi course
21’23 pour boucler les cinq premiers kilo, les sensations sont bonnes : ça ne rigole pas, on ride à 4’15/4’20 au kilo. Seb’ a un coup de mou, je l’ai perdu un bon kilomètre. A son retour, je suis content de le revoir, je connais un petit phénomène de décompression, je ressens une douleur abdominale –la même qu’à Etampes qui s’est soldé par un arrêt total-. Je fais le dos rond, souffle (JC process), discute avec cette pointe sans chercher à résister, lui donne toute la place qu’elle veut prendre sans chercher à la refouler…. puis après, j’ai oublié : c’est vite passé. Un gros 4’28 qd mm pour boucler le Km 7... Par la suite, je remets un p’ti coup de rein pour me recaler autour de 4’15 au kilo, tout en perdant Seb’.

Je croise Enzo, Baltha, ca clichette de tout bord, c’est rigolo, yeah ! Km 8 : déjà, c’est presque fini : c’est fou comme ça passe vite un 10 !

Fin de course
Dernier km, je veux rien lâcher, j’ai de bonnes jambes. Il y a une longue ligne droite à 800M de l’arrivée, j’y pense (gamberge) avant de m’y engouffrer, mais en intro raisonnent les encouragements généreux de Martine & Fred, suivi d’un sprint-photo de Fred : du boost façon gel tonic !


La fin, je sprinte, pavés, les madeleines de La Rochelle :-), tapis rouge pour rentrer dans le château de Vincennes : 4’09 pour boucler le dernier kilo. 43’03 au total ! Heureux comme un pape au pied de la Sainte Chapelle du château, j’accueille Seb, Pierrot, Brinouille et Duduche.




Bilan
Très bonne récup’ et je ne pensais pas prendre un tel plaisir. Le chrono me satisfait pleinement, c’est assez inespéré à vrai dire ! La régularité a été bonne, je rends à peine 10 secondes dans le second 5 km et la gestion de course également, notamment l’accompagnement de la douleur abdo. Anecdotiquement, classement au général : 563 / 3139, dans la catégorie senior homme, 305 / 1072, 13.9km/h.

Quantitativement, mon Garmin 405 me confirmera que le parcours fait bien 10km tout rond, que ma vitesse a été assez régulière et que ma FC a été élevée sans que je me sente dans le rouge.

Un mot de l’organisation : super ambiance, un t shirt technique offert, un petit trophée en verre élégant et original... c’est très pro... sauf le ravito : c’était la croix la bannière pour chopé un verre d’eau à l’arrivée : trop nul – c’est le BABA- et surtout dangereux... j’ose à peine imaginer les dégâts s’il y avait eu du soleil...mais c’est chronique chez cette organisation, trop dommage tellement le reste est nickel (au point que ca ne m’empêche pas de revenir).

La suite : Ah, ca donne des idées de faire 43’ sans repère récent et sans lièvre... mais bon, pour le moment, au programme le Raid SFR Dimanche prochain !

Et cette semaine, comme le chat : repos !


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