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2007-11-22 18:15:36 : semi des chasseurs de temps

Premier semi de la saison (et oui), après un 2007S1 consacré au repos-lombaires et un été hivernal consacré au foncier. Objectif de ce 21.1Km de reprise : 12km/h soit 5’ au kilo (1h45), loin de mon record (1h32) mais en ligne avec des temps cohérents avec mon objectif de rythme à terme, pour le marathon de la Rochelle. « Ré-apprendre la cadence 12km/h ».

Avant course
Pour cette seconde édition des Chasseurs de temps, RDV « à la maison », dans le jardin d’entraînement du bois de Vincennes. Je retrouve des amis d’entraînements… On se retrouve avec Pierrot, Vincent et Martine au départ : il fait beau et frisquet, un temps idéal. On ne courra pas ensemble : Pierrot est mitigé (en cours de dosage pour sa tension), Martine veut y aller pianissimo. On a une pensée pour les autres « Vincennus » qui sont au marathon de Berlin ou à Paris-Versailles (où y’a aussi mon pote de Raid Seb’). Temps idéal : fraîcheur et discret soleil!

Départ
Je sens que j’ai du jus – vive les fractionnés !- mais je manque d’un bon calage (ça, c’est la manque de compèt’), je ma laisse embarquer par les autres coureurs (certains font 7K, d’autres 14K ou 21K)… du coup, je n’arrive pas à me caler à 5’ au kilo, je reste à 4’45-4’50-4’55, si bien que je boucle les 8 premiers kilo en 39’. Je suis à l’aise mais je sais que mon objectif est de faire 5’ au kilo pour la prépa de La Rochelle… donc j’essaie de ralentir et j’y arriverai au fil du temps. J’ai du jus sous la semelle, pas facile de se freiner : je sens des tiraillements dans mes lombaires, je n’arrive pas à trouver une bonne position, et je sens que pour soulager mes lombaires j’ai tendance à accélérer (moins d’appuis arrière et tendance à être plus droit, à moins me tasser)…

… je me retrouve seul pour mes derniers 7k en courant en 5’/5’05, un rythme cible pour continuer la prépa de la Rochelle. Je m’aperçois que j’ai perdu en reflex lors de ce 1 an off de compèt’ : j’ai bu à chaque ravito mais j’ai oublié de m’alimenter… bibi, il faudra réparer ça dans les prochaines courses !

Arrivée
A la fin, j’ai les jambes qui tirent un peu, l’adducteur gauche qui me rappelle qu’il reste encore à s’entraîner et à s’étirer pour La Rochelle : 2 mois pour renforcer tout ça ! Mais il est bien l’tintin ! A 400m de l’arrivée, je me dis que c’est pas si mal d’avoir retrouvé mon niveau d’il y a un an, ouéééé, je suis seul dans la dernière ligne droite, je me fais plaisir, j’ai atteint ma cible à qqs second près (1h44 38s, soit 12,05 km/h), j’ai bien tenu le rythme dans le second semi. Bueno !

Après la ligne
On se retrouve tous (Fabien, Squirel, JP2 sont là) … et on apprend les excellents résultats des Vincennus à Berlin (2h40 pour Enzo, 2h04 pour Haile et le nouveau record du Monde). Martine est première V2 sur le 14K : une coupe ! Ouééééé ! Pierrot va bien, il a emmené Martine et a fini frais comme un gardon. Je retrouve ma chérie et les toutous !

Récup
Quelle récup ? vélo lundi, mardi 1h en endurance, mercredi 1h20 avec 3x15’ au seuil… des lombaires trankilles, du jus… bueno bueno bueno !!! Ca l’année dernière, c’était impossible : ça progresse, ça progresse ! Prochaine course : 20K de Paris. Et après, sagement mais avec détermination, du foncier et l’apprentissage du rythme marathon, faut se l’inscrire dans les foulées et dans la tête sans se faire embarquer (5’20 au kilo?).

Organisation de cette course
Deuxième édition et malgré la multitude des courses (7k, 14k, 21k), ce n’est pas le bazar…. Ravito ok, bénévoles encourageants, parcours arboré … bref, ca respire, bien sympa, la taille reste humaine… et ca le restera tant que le mastodonte d’en face (le Paris-Versailles, beau mais tellement peuplée) restera programmée à cette date….

Bio mécanique sur ladenrièrephoto (second degré)
Foulée à 12km/h, sur l’appui droit, le dos ne tient pas ce qui se répercute sur les lombaires. Faiblesses dorsales, accentuées par un bassin déplacé : c’est comme si la jambe droite était plus courte donc l’appui sur le sol est plus violent, ce qui amplifie l’effet tassement de l’épaule droite. On voit que les coudes sont écartés (axe poignet coude non alignés sur l’axe de la course) : c’est un geste naturel visant justement à éviter le tangage sus cité. Sur France 3, il dirait : « le pouce gauche levé est un geste de fatigue, le français lève le pouce de sa jambe ascendante… inutile, et le pouce crée une tension supplémentaire sur l’épaule gauche déjà tendue… toutes les 33 foulées, ce l’oblige à cracher à gauche et à se gratter la fesse droite … »





Les réactions

Par Brinouille, le 2007-11-23 18:32:43
Les chasseurs de temps, C'est une chouette course où l'on peut enfin arpenter avec un dossard notre bois favori : )

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2007-11-22 18:00:03 : ouveture de mon blog... de yann à yannnnn - 0 photo - 9 réactions

2004 : tombé dans la marmite

Il y a 3,5 ans, je me suis mis à courir. Seul, partant d’un passé sportif d’un creux d’une profondeur abyssale, sans repère, mon optique première visait à me fournir un minimum de caisse pour me permettre de faire des treks (ce que je fis plus tard deux fois dans le désert saharien et à l’assaut de quelques sommets alpins et tanzaniens) et, « un jour dans ma vie», pour boucler un marathon.

En mars 2004, j’ai épinglé mon premier dossard (un plaisir resté depuis intact !), me suis aligné sur un 10km, bouclé 44’45. J’étais heureux comme un pape… puis, « oubliant » que c’était un moyen et non une fin, j’ai adopté la course à pied (CAP) comme un bol d’oxygène, de liberté et d’épanouissement… à force d’entraînement, parfois ingrat sur le bitume du XIIIème arrondissement, j’ai réussi à améliorer mon chrono à 41’ en 2006. A ce stade, parce qu’ « aller plus loin pour voir » est l’obsession de chaque sportif, j’ai décidé de monter sur le semi marathon. Je me suis régalé, j’avais trouvé ma distance, moins violente que le 10 : 21,1km ! OUééééé ! 1h32, yes ! De belles cartes postales glanées au passage : ce premier 10km en bas de la bastille, ce départ de mon premier semi sous la neige, ce passage devant la mairie de Paris parée des anneaux Olympiques de Paris 2012, le retour sur mes terre d’enfance (Angers, Lorient), des sensations pelotons du tour de France, que du bonheur !!! On en reveut encore…

2005 : du monde dans ce village gaulois !

Puis vint le forum Courseaped.net (merci Serge !) et les Vincennus (prononcez : 20scènu). Mon approche de la course à pied a pris un tournant : pas tant quant aux des perf’, non, mais au niveau de la notion de partage, d’apprentissage, d’encouragement mutuel… la CAP a alors gagné en qualité humaine, prenant une véritable dimension « sport co ». Grâce à internet, les échanges nourris ont débouché sur la rencontre d’une bande sympa de coureurs qui s’entraînent dans le bois de Vincennes, ce qui a abouti à un plaisir de la pratique de la CAP magnifié. Vive la bonne humeur, la joie et la complicité ! Ouéééé !

Ce qui m’a touché, c’est la simplicité qui habite cette communauté. J’y côtoie des 100 bornards, des mecs qui ont des perfs de champion, qui font faits des courses et des exploits à ne plus les compter, des performeurs qui pratiquent depuis plus de vingt ans… et s’ils ont le regard parfois lointain, l’émotion du souvenir de telle ou telle course, ils ont un réel souci du partage, là, aujourd’hui, maintenant, un partage non pas de (bon) performeur à (piètre) performeur, mais de coureur à coureur. Ces champions sont d’une simplicité telle qu’on en oublie sa médiocrité relative. Désolé Chronos : pas de complexe d’infériorité dû à la référence chronométrique ! D’ailleurs, la « médiocrité relative » est même un jugement proscrit, qui se fane per se au fil des kilomètres partagés à l’entraînement. Car chacun fait avec ce qu’il peut, son corps, son passé de sportif, les aptitudes ou inaptitudes naturelles, le respect de soi-même, et tout bêtement avec ses contraintes de vie. L’humilité est grande, parce qu’il est vrai aussi que la machine peut vite se dérégler –blessure, un jour sans, etc-, l’équilibre est précaire, la fragilité élevée. Les coureurs à pied ne sont pas des saints : la spécificité du sport aide à l’humilité.

L’esprit de pratique de la CAP dans ce groupe, c’est donc une philosophie d’un sport de dépassement de soit plus que dépassement des autres. Se connaître, se perfectionner, apprendre à mieux courir, bien récupérer, bien se ravitailler, bien doser ses entraînements sont autant de points de réglages fins à trouver que la préoccupation de l’adversaire est reléguée au second rang, pour dire : au 200 derniers mètres d’un 10 km pour le fun du « on se tire la bourre pour ce dernier sprint », soit 2% ,et encore, c’est plus par émulation et amusement que le couteau entre les dents des sprinteurs du Tour de France. Je n’ai jamais glané de médaille, suis certes loin de me soucier de faire un podium, mais même les vainqueurs de coupe que je connais parlent de la victoire comme d’une cerise sur le gâteau, de leur course comme du gâteau. Ces vainqueurs m’ont au contraire guidé sur le chemin de la CAP, sans économie, avec générosité.


2006 : l’année du premier marathon, flop

Préparer un marathon est plus difficile que préparer un 10k car il exige une préparation spécifique et un entraînement invisible (repos, alimentation, etc…) exigeant, et qu’il faut aller à ses limites sans se brûler les ailes. En 2006, la préparation au marathon de La Rochelle a été avortée : en pleine prépa, j’ai dû poser genou à terre. Pfiouou quelle douleur... d’abandonner. Là, on ne relativise pas tout tant la CAP est devenu l’obsession du moment : tfl, lombalgie, périostite…c’est dur de renoncer mais la route vers le sésame passe parfois par des moments difficiles. Se connaître, accepter ses limites, composer avec les douleurs, savoir « baisser d’un cran » pour ménager la monture, a été l’apprentissage de cet épisode, dont l’expérience acquise proscrit aujourd’hui la qualification d’échec.


2007 : à suivre

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