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2007-11-29 18:27:41 : Marathon de La Rochelle le 25/11/2007

****Marathon de La Rochelle le 25/11/2007****
Un premier marathon...

Du K25 au K42,195 :

«Ne lâche rien Yannn, ne lâche rien
Poursuit ton effort, persiste, ne lâche rien
Tutoie le point de rupture, rapproche t’en mais humblement, sans le défier
Ecoute le sage chauve sur la route avec toi (Jacques alias Ouille :-) ), soit conscient de tes forces et lucide sur tes limites, ne lâche rien
Nourri toi de l’assurance des entraînements, de l’image de tes proches, ne lâche rien
Tu y es, Yannn, tu y es, alors ne lâche rien, donne toi, offre le toi ce marathon »



J-2 : pfiuououo, gaspillage d’influx nerveux !

Je ne m’attendais pas à si mal gérer l’avant évènement... j’avais mis tellement d’intention dans ce marathon que je n’avais pas assez conscientisé la pression que je m’étais mise... résultat : comme une pile électrique vendredi et samedi, à tourner en rond comme un lion en cage !

Café réconfortant avec Duduche et Pierrot, Martine & Fred le vendredi matin, ben oué, le marathon approche !

J-1 : La Rochelle !

Enfin samedi matin, de l’action : départ à La Rochelle, avec ma chérie ‘Mandine et Seb’, un néophyte sur la distance aussi... là-bas, nous rejoignons Martine qui me fera stresser (c’est le mood du jour : j’aurais saisi un rien pour exprimer mon appréhension) avec ses pâtes liquides et Fred, qui nous fera découvrir la ligne d’arrivée et les pavés saignants la précédant... il fait un froid vif ... brrrr.

Le soir, pasta partie à l’Albatros, où nous rejoignent Anne, néophyte du marathon aussi, et Ouille 25 marathons et 6 cent bornes au compteur, qui m’a offert son accompagnement le jour J, le grand luxe ! Au retour vers l’hôtel, nous guidons deux kenyans (un dont l’objectif est 2h10, l’autre étant son lièvre jusqu’au semi)... on converse, c’est sympa. Corinne Herbreteau, une championne angevine, est dans le même hôtel : que de bons signes !


S’aligner au départ de cette distance mythique, à 9h Dimanche, c’est déjà une première victoire. Se préparer au marathon est en effet long, très long, et exige une prépa spécifique qui pousse aux sacrifices, tant dans les entraînements à la frontale dans la nuit du bois de Vincennes que dans les entraînements invisibles (soins, repos, alimentation, …).. Pour être au RDV, il faut doser son entraînement (comme un bon pastaga au camping des Flots bleus) pour éviter périostite, lombalgie et autre tendinite. La gestion du corps, c’est la leçon de l’échec de 2006 : c’est tellement con de poser genoux à terre avant le départ ! J’ai profité d’un entraînement en groupe, un vrai régal, un super partage, et j’ai encore appris mille détails (la science de la préparation, la posture, le placement des bras, modification de la foulée pour une foulée plus rasante et moins tibiatraumatisante… ). Fine tuning : j’ai fait le régime dissocié en début de semaine pour être bien chargé en glucide, les derniers entraînements se sont bien déroulés, les jambes sont prêtes… mais la pression monte, la fébrilité à la Henri Lecomte aussi (ah cette finale merdique face à Wilander !)… J-2, gorge en feu, mais ce (n’) est (que) de l’hypersensibilité du coureur affûté (dixit le toubib). ..


Jour J : quelle aventure !

Lever 6h . Je suis bien, et ayant tout préparé, je sais ce que je dois manger, comment je dois m’habiller, je ne me pose pas de question, je suis concentré et prêt. On se retrouve tous avant la course, un apéro virtuel (Kemalic & Rodie sont là !), on se souhaite bonne chance, les regards pétillants se croisent et en disent long avant ce saut dans l’inconnu pour moi. Il fait un temps franchement hostile (pluie et moins de 5 degrés), mais je n’en n’ai considération : seul le bitume m’obsède.


Sur la ligne , je m’octroie une prière intérieure, un « bonbon » sans éparpillement pour goûter au plaisir d’être là, en pensant à tous les Vincennus, à mes proches et à l’aventure qui m’attend, avec Seb’ et Ouille. Une expiration, la concentration est intacte : paré au départ !

C’est parti !
Yes.... c’est parti, miam miam. On peine clairement à trouver notre rythme sur les premiers kilomètres : entre la densité de la foule qui nous freine, les têtes brûlées perturbatrices « je pars à fond et après on verra », on se canalise afin de ne pas gaspiller notre énergie. Je file mes lunettes à Ouille : la bruine est fine et volatile, la casquette ne protège de rien et je suis aveuglé. Je pense à me ravitailler comme prévu, sans déroger au plan établi. Ouille a Fred au téléphone : parti dans un autre sas, ils sont devant nous. Je suis content d’avoir des bonnes nouvelles de Martine.

Clap clop clap clop ... 8700 coureurs, mhhh quelle joie de se retrouver dans le peloton galopant. Y’a des ovnis : Mario, qui court avec son vélo, un Averel le boulet à la main... et des groupes de musiques, de ci, de là, et malgré la pluie, une bonne densité de people (Polnareff jeune) sur le bord de la route!

K21.1, Semi marathon : dans les houra de la foule, les applauds des spectateurs, la clameur des supporters, j’aperçois ma future femme, ça fait chaud au coeur ! Des amis angevins sont présents également, les spectateurs ont l’air de prendre du plaisir, en tout cas, ils doublent celui que l’on a déjà sur la route ! Nous passons la mi course en 1h57... nous sommes « en dedans », nous avons été plus lents que prévu. On oubli le chrono. La forme est là.

K25 : oh mes quadriceps !!! Au K25, cette douleur qui avait insidieusement et régulièrement gagné en intensité est maintenant à fleur de peau : ni sur les 10, sur le semi ou pendant ma prépa, je n’ai connu cette douleur... j’ai eu au mal aux tibias, aux mollets, au dos, mais jamais aux quadri... et je suis d’autant plus étonné qu’à part ça, je me sens bien, frais, pas trop entamé... je ne m’éparpille pas sur l’origine de ce mal : je reste concentré. Je préviens les gars : Seb’ se sent pousser des ailes, il part devant, et Ouille dans sa grande gentillesse reste avec moi. Il me rassure et me dit : « c’est pas grave, reste dans ta course, ne pense pas aux kilomètres à venir (il en restait 17 !!!!), mais saucissonne la course : fixe toi comme objectif les ravitos les uns après les autres ». Je m’applique scrupuleusement à suivre ses conseils.

N’empêche, quand il te reste 17 bornes, les plus difficiles, avec le potentiel « mur » ben t’en mènes pas large... mais in situ, pas de place à la gamberge : j’ai rien voulu lâcher et j’ai en effet lâché très peu de temps dans l’affaire.

K30 : je souffre, j’ai mal... enfin « les quadri sont douloureux » est une meilleure formulation car in fine je ne ralentis quasiment pas : 57 min entre le K15 et le K25, 57 min entre le K25 et le K35. Pas de panne de carburant type « rencontre du mur ». Je ne lâche rien, Ouille m’ouvre le chemin, je m’accroche, reste concentré et compose avec cette douleur, ces crampes à fleur de peau qui semblent vouloir se manifester à chaque pas... je souffre, oui... mais on maintient le rythme ! Le cardio est ok !

K35 : au ravito, j’effectue 2 étirements, piétine en buvant, sans marcher plus que ça : il est pas si mal que ça le tintin ! On rattrape Seb’ qui subit un coup de mou, il accroche notre wagon... je me retourne une fois, deux fois, trois fois... je ne le vois plus...on finira par le distancer : je ne peux faire que garder mon rythme.

C’est le moment vraiment dur de la course. Je serre les dents. Les fentes faites à l’entraînement me servent : oui, je connais cette douleur. Je repense à tous ces entraînements, à ces courses faites depuis 2004, tous ces kilomètres parcourus seul, puis avec les Vincennus, je me nourris de cette prépa minutieuse, je m’énergétise d’images positives, pense à mes proches.... c’est dur mais je ne panique pas... bref, la souffrance est aigue mais reste circonscrite aux quadri ! Je saucissonne la fin du parcours en « tour de l’anneau de piste cyclable » à Vincennes. Allez, on évite te trop brancher le cerveau, là….

K40 : Ma chérie est là au KM 40 ... galvanisé par sa présence, je ne ressens tout d’un coup plus aucune douleur, j’accélère même par la suite, Ouille ma rattrape par le colbac : hého, yannn ralentis !!!! Ah, la force de l’amour !

K41 : On arrive à la flamme rouge.....ouéééé.... Patrick, patrick, flamme rouge ! Ca commence à fleurer bon la bourriche d’huître là ! Ouille me conseille de ne pas me griller au risque de se blesser ou d’exploser en vol... ‘faut dire qu’autour de nous, c’est feu d’artifice et calage en séries sur les derniers kilo. L’émotion m’étreint, les sanglots montent, l’arrivée approche. Ho la la !

K42 : les pavés, le tapis bleu, la corde (oui Fred) …. Hohoho, ayéééé, l’arrivée !!!!! 4h01’07 ! J’étreins Ouille qui m’a super bien épaulé. Médaille, poncho blanc, huîtres…je n’arrive plus à marcher, mais je suis marathonien, putain ! Seb’ n’a concédé que 2’ et Anne a fini en 4h08. Superbe tir groupé pour des premières !Martine, V2, signe un élégant 3h50 : bravo !

Le soir, on se retrouve tous, les anges blancs, autour de bonnes huîtres.

Au final :

Superbe aventure au final ! Il me faudra analyser et comprendre l’origine des quadri (le bitume en devers ? le manque de km ? le souffle ?)… et passer sous les 4h au prochain marathon !

Un merci généreux à tous ceux qui m’ont encouragé, à mes compagnons de course Seb’, Fred’, Martine et Ouille pour ces longues semaines de prépa aboutissant à du bonheur en barre. Special Thanks à Pierrot, à qui j’ai bien pensé également…. Et surtout à ma chérie qui m’a permis d’aller jusqu’au bout de cette aventure égoïste, d’embrasser cette passion… entre régimes, sorties longues, siestes et hypocondries, la cohabitation avec un coureur à pied demande beaucoup de compréhension !




Les réactions

Par Pierrot_75, le 2007-11-29 18:43:42
J'aime bien ton compte rendu Yannn ! Félicitations pour ta régularité lors de l'épreuve. Je vois que tu as déjà un nouvel objectif en tête ... Tout comme Martine ! C'est très positif !
Il va encore y avoir de nombreuses sorties Vincennus orientée "prépa marathon" ;o))

Je me souviens d'un marathon où j'ai eu mal aux deux quadriceps rapidement après le départ. Je n'ai jamais su exactement pourquoi ....
A très bientôt

Par linda, le 2007-11-29 18:56:06
Coucou Yannnnnnnn,

Ha enfin!!! the cr!!! j'adore ta façon de tout délivrer, surtout le passage où tu te parles à toi même, en fait, on utilise finalement tous le même langage "ne lâche rien"...si tu savais le nombre de fois que je me suis dit ça aussi à mon 1er marathon.. et ça à commencé à partir du 17ème jusqu'à la fin!!
Et combien, les personnes qui nous accompagnent y sont pour beaucoup (voir presque tout)à notre aboutissement...
Car je suis certaine que tu t'ai aussi dit "Le chauve(pour reprendre ton expression) se donne du mal pour toi, alors ne t'arrète pas"
Un Ouille de luxe, et expérimenté en plus de tout ça!!!

Belle histoire humaine. Car vraiment, il n'y a pas que l'effort sportif fourni, il y a surtout une belle solidarité humaine avec ce petit groupe que vous avez formé : Martine, OUille, Fred,Mandine,Seb,kémalic..

Grand bravo à toi, tu ne regarderas plus la vie pareil maintenant que tu es Marathonien.
Le plus dur, à présent est de retourner dans le monde "normal"

Grosses bises

LInda

Par Fred, le 2007-11-29 18:58:58
Yannnnn tes bras !
Fred

Par Krusti, le 2007-11-29 19:08:03

En route vers le + difficile des marathons. Le 2°.
Je te taquine.
Bien à toi et n'oublie pas le vélo pour la récup c'est plus que top.

Par Fred, le 2007-11-29 19:19:11
Le marathon le plus difficile est le second. Après ça va mieux.
Fred

Par Fred, le 2007-11-29 19:19:41
Tu vois Krusti dit pareil !
Fred

Par SteFun, le 2007-11-29 19:37:34
Ca c'est du récit de course comme on les aime ! Extra. Merci Yannn pour ce récit qui nous plonge dans l'univers si spécial du marathon. Et encore félicitations !

Par Cédric, le 2007-11-29 19:44:19
Bienvenue à toi marathonien !!
j'aime bien les conseils du sage krusti

Par Rodie, le 2007-11-29 20:12:40
Bravo Yannnn ! quatre jours après, il ne doit plus te rester que les belles images et les bons moments ... c'est fou comme les épisodes les plus durs d'une telle course s'oublient rapidement.
Nous sommes marathoniens, c'est un fait, nous l'avons mérité. Et si, comme le dit Krusti, c'est le second le plus dur, alors vivement le troisième

Par conseil, le 2007-11-29 20:31:23
faut passer direct au 3ieme!!!

Par Baltha, le 2007-11-29 20:35:26
Bravo mon grand. Tu peux être fier de toi, la douleur t'a fait douter mais tu n'as pas baissé les bras (...), et maintenu ta vitesse de croisière contre vents et marées(...).
Le 25e km c'est trop tôt pour avoir mal aux quadriceps, il faut revoir un truc. Peut-être n'as tu pas assez fait de bornes sur terrain dur, la violence de l'impact n'a rien à voir avec la terre.
Récupère bien, et en route vers le 2e, le plus dur en effet. Pourquoi pas Berlin l'an prochain, nous sommes quelques un à l'avoir inscrit à notre agenda. Et là, ça sera pour 3h45.

Par Martine, le 2007-11-29 21:56:49
Marathonien
Tu l'as rêvé
Tu l'as réalisé
Je suis heureuse d'avoir été avec toi pour ce baptême. Tu n'as rien lâché et certain que pour le prochain, c'est tout bon pour 3H45.
Je t'embrasse
Martine

Par Jog, le 2007-11-29 22:17:40
félicitations Yann ; et au plaisir de te revoir un jour...

Par Michel, le 2007-11-29 22:45:28
Beau CR ! Bravo à toi Yannn, you are the best !!

Par Folichon, le 2007-11-30 09:08:19
Félicitation à toi, tu as drôlement bien géré ce premier même si tu avais la chance d'être parrainé, il fallait le faire.
D'accord avec Fred et Krusti. Gaffe au deuxième. Car au départ, tu sais que t'es cap, alors forcément, tu te lâches...
Folichon qui vient de terminer son 2ème à La Rochelle

Par GGBI, le 2007-11-30 09:12:05
Avec un tel chrono, les 4 heures c'est dans la poche.
Moi je trouve que le plus dur c'est toujours le prochain.
C'est aussi ce qui nous pousse a recommencer.

Par Vincent 75, le 2007-11-30 10:02:42
Bravo Yann, félicitations !

Et comme le propose Baltha, on t'embarque avec nous pour Berlin 2008 !

Par yakamoné, le 2007-11-30 11:06:24
bienvenue au club ,tu peux etre fier de toi.

Par Kemalic, le 2007-11-30 12:29:21
Félicitations !
Tu as perdu tes lunettes en cours de route ? je ne les vois pas ou alors tu as fini par courir avec elles à la main, géné par la pluie ?
Je te demande cela car je me souviens t'avoir posé la question des lentilles au rdv café.

Par yas, le 2007-11-30 12:43:04
Yann!!!ton rapport est génial!bravo pour la course!!on te soutient tous ici:-)

Par mielou, le 2007-11-30 14:47:40
le premier marathon
un jour qui marque celui qui court...
félicitations yannnn

Par yannnn, le 2007-11-30 15:27:50
merci pour vos félicitations!
Berlin 08 : ouiiiiiiiiiiiii!
@Kemalic : lunettes données à Ouille car la bruine se faufilait sous la casquette...

bizzzzzz

Par JC chauve aussi, le 2007-11-30 15:42:19
Très belle histoire que tu as racontée là.

J’en ai presque la larme à l’œil cela me rappelle tout ce que j’ai peu vivre comme toi tous les moments de galère…….

C’est bien monsieur le coureur ce que vous avez fait

Par lolilo, le 2007-11-30 15:45:06
Bravo Yannnnn ! Jolie maîtrise et une belle émotion bien rendue dans ce CR.
Dans un an jour pour jour c'est BEYROUTH 2008. Si tu veux enchainer avec Berlin ... Je compte y êtret !
Lolilo

Par poulpe, le 2007-11-30 15:50:00
Félicitations!!
Faut être coureur à pied (et mieux encore surement marathonien) pour concevoir d'aller jusqu'au bout de soi même comme ça.... alors que c'est si simple de mater un dvd devant la télé -)
P

Par JC chauve aussi, le 2007-11-30 15:54:10
Très belle histoire que tu as racontée là.

J’en ai presque la larme à l’œil cela me rappelle tout ce que j’ai peu vivre comme toi tous les moments de galère…….

C’est bien monsieur le coureur ce que vous avez fait

Par Martine, le 2007-11-30 21:19:43
ben moi, ça me tente bien Berlin!!!!
Bisous mon grand
Martine

Par BIBI49100, le 2007-11-30 21:19:58
Salut au nouveau Roma(n)rathonien Superbe course avec tes pots ,les pavés sont durs mais ton courage est de marbre ,superbe aventure quel courage , a poursuivre a NY Paris Berlin !? fin 2008 ce ne serait pas mal "en fin d'année"
Salut au sportif à bientôt ta couronne de "laurier"tu le mérite sommes très fiers de ta belle perf BIBI et A 49100

Par , le 2007-11-30 22:16:50
great thanxs

Par jibé, le 2007-12-01 11:22:52
Bravo yannn ! fort ton CR!
a+

Par grazou, le 2007-12-02 08:26:58
felicitation a toi.Il y a une semaine deja!J'etais pret pour mon deuxieme marathon.mon premier je l'ai fais en 4h24 et la 3h49mn54s.Alors bon courage ne désesperer pas tu arrivera a faire moins de 4H00 pour ton prochain marothon il faut y croire

Par Brinouille, le 2007-12-02 08:36:37
Bravo Yannnn, yapluka continuer à habituer ces farçeurs quadriceps à l'effort sur 42,195 bornes, et le chrono explosera largement !

le prochain c'est quoi c'est Berlin ? ; )

Par Bibi Nageur, le 2007-12-02 15:45:02
Bravo le BiBi!!!!
Digne de l'Equipe! Trophée des Champions 2007! La clase internationale, déjà sollicité pour affronter les marathons internationaux!
Le Club Med de Vittel et son CPO (centre de prépa olympique) t'accueillent pour les préparations!

Par PARISI, le 2007-12-04 23:45:48
Bravo pour ce marathon et cet excellent CR !!!

Bonne récup et bonne préparation pour la suite !!!

parisi

Par Enzo, le 2007-12-06 10:13:42

Géniaaaaaaaal Yannnn .....

Tu es marathonien et c'est bien là l'essentiel ...
Ceci dit outre ces problèmes de quadri (au 25ème c'est tout de même surprenant !!) j'étais persuadé qu'intrinséquement tu ferais mieux ....

Je t'ai déjà vu à Vincennes à des allures à + de 13 km/h où tu es super facile ... peut-être un truc à revoir à l'entraînement ...

Et puis le 2ème marathon n'est pas toujours le plus difficile, crois-moi, ... il peut être aussi beaucoup plus facile tout en explosant son précédent chrono .... c'est tout le mal que je te souhaite en tous cas ...

Bizzz mon grand ....

Par yannnnn, le 2007-12-06 10:43:49
merci pour vos réactions!

@enzo : ben oui, c'est loin de ce que peut me faire espérer 41' sur 10k ou 1h32 sur 21,1k, mais mon corps est fragile, il a du mal a encaisser les entrainements continus (lombalgie, pério)... donc je ralentis et délaisse le chrono... ceci dit, je vais m'entrainer pour continuer a renforcer mon dos et reviendrai sur de meilleurs chronos, yc sur marathon!

bizzzzzz

Par ines, le 2007-12-06 20:22:19
je suis allee aussi a la rochelle ; mon 2 eme marathon en 3h51 , v2 , beaucoup de plaisir ; a refaire ! bravo a tous

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2007-11-22 18:22:48 : les 20 km de paris - 4 photos - 8 réactions

CR du 20km de Paris

Second semi de programmé cette saison : les 20 km de Paris se sont déroulés ce week-end…. De retour quelques heures avant de Sharm el Sheik, après une semaine de vacances (du soleil, enfin !) agrémentées par deux séances sur tapis roulant (beurk !) et des soins au SPA (slurp !), je m’avançais détendu mais frigorifié sur la ligne de départ avec mes compagnons d’entraînements, les «Vincennus ». Objectif ? Rah, j’ai pas envie de regarder le chrono avant le km 10, j’ai envie de courir à la sensation, de me laisser emmener, sachant que mes compagnons visent environ 5’ au kilo (la cadence 12km/h), cohérent avec ma prépa pour la Rochelle…



Avant course
Un petit mot sur les vacances en Egypte : génialissimes, il a fait beau, chaud, l’ambiance était du tonnerre avec les connaissances que l’on a faites là-bas et on a bien déconné. Une semaine, c’est court mais c’est tellement bon qd mm ! Bon, ceci dit, la course des 20km de Paris était cochée, 41 jours avant La Rochelle, le dernier dossard à épingler avant le RDV avec le Marathon. Temps idéal : fraîcheur et soleil au RDV ! Techniquement, je décide de faire sans mes lunettes (s’il pleut à la Rochelle, je ne veux pas être Alex Zulle-embêter) et de m’alimenter en gel au km 10 (‘faut tester la digestion). Chronométriquement, après une semaine quasi off, je manque de repère, le mood du matin me recommande d’y aller à la sensation avec mes Vincennus, sans me rentrer trop dedans, en me tempérant après le km 10 éventuellement. Le départ a lieu à 200m de la Tour Eiffel, c’est beau j’men lasse pas !

Départ & Course
Le départ des 20 km de Paris, c’est un peu le resto de la CDC à 12h30 ou le Salon du Chocolat à 15h le dimanche : le why total !!! Pas de SAS de niveau au départ, pour le coup, jusqu’au km 11, c’est slalom obligé pour dépasser…. Le défaut de courses trop populaires. Mais bon, c’est l’occasion de tester ses reflex, ses cadrages débordements, ses crochets et le ribery-évitage des croches pied (fiou, ca a failli 3 fois m’envoyer au bitume)..… mais bon, ça le fait ! 5’40 qd même pour faire le premier kilo !

A la faveur de l’élargissement de la route, on se règle sur un cadence meilleure… je sens qu’on est sous les 5’ au kilo et effectivement on se cale à 4’48-4’50 (0-5 km : 25'00, 5-10km : 24'20"
10-15km :24'53"). Bin il est bien l’tintin à ce rythme ! Je reste avec Pierrot jusqu’au km 17.

Le public est fort nombreux cette année, fiou, sur plusieurs rangs parfois sur les ponts, c’est beau… en plus, ça encourage à tout va, et c’est bon, c’est assez Tour de France « ah oui, Patrick, le cyclisme est vraiment un succès po-pu-laire ». On croise dépasse Martine au km10. Je reconnais sur le bord de la route des supporters connus (Duduche, mon N+3 du taff, et Enzo à 100m de l’arrivée), c’est bon. Le plaisir est là et on sent qu’on en partage …. J’aime la course à pied !

Au km 16, on passe la concorde (sous plus exactement), puis arrivé au km 17 face aux tuileries, de l’autre côté de la Seine Musée d’Orsay –CDC, Pierrot accélère un peu. Je sens un peu mes lombaires, me dit que le chrono est bon et décide de redescendre trankilou un rythme cible de 5’+ au kilo sur la portion détestée des bas des quais de scène (assemblée nationale à Tour Eiffel). Je cours les 5 derniers kilo en 25’20, bien calé.

Arrivée
Foule de spectateurs hyper dense à l’arrivée, une petite photo, content de finir avec cette dernière portion que j’exècre, grrrr….. bonne recup, je suis couvert de sel, j’ai bcp rendu d’eau malgré le temps frais.

Je finis en 1h38’30’’, mieux que l’année dernière (1h41), moins bien que mon record (1h32, quand mes lombaires étaient indolores)… 4767 ème / 19217 … mais l’objectif était avant tout de s’entraîner et de viser 1h40 en prenant du plaisir : but accompli !



L’effort solitaire : la victoire sur soi-même (Ben oui, s’il me faut attendre d’être premier, jamais je ne lèverai les bras au ciel !  )
http://www.resultatphoto.com/20kmparis07/page_photo.asp?NUMDOSS=6123

Le (vrai) vainqueur est un kenyan, Musau Mwanzia en 58’07. La première féminine est kenyane, Merrien Wangari , en 1 h 07’35.


Après la ligne
On se retrouve tous, tout va bien, on partage nos aventures, boires et déboires. Je fais un crochet vers les 120 kinés pour le massage : 10 min sous 4 mains pour accélérer la récup, pas de contractures, c’est de bon augure pour la suite des évènements ! Un peu mal aux lombaires depuis… grrrrr…. 



Organisation de cette course
Course populaire avec une orga (c’est l’armée de l’air) bien carrée et huilée… parcours qui traverse une partie du Paris historique… de l’ambiance, des groupes de musiques, des applauds….bref, à faire, mais pas pour y faire un temps !


Special dédicace à Pierrot !

Définition : père noel de Vincennes ou le métronome orange… il fait un peu fatigué sur la photo (son hyper tension ?) mais c’est TRES trompeur : c’est un vrai petit lièvre, le genre de coureur pétri d’expérience (un 100 bornard) qui se connaît très bien et qui est une vraie mobylette. C’est la foulée la plus efficace (rythme, cadence, placement des pieds, hauteur de foulée) et économe que j’ai jamais vue !


Après ca : prepa marathon La Rochelle

2007-11-22 18:15:36 : semi des chasseurs de temps - 1 photo - 1 réaction

Premier semi de la saison (et oui), après un 2007S1 consacré au repos-lombaires et un été hivernal consacré au foncier. Objectif de ce 21.1Km de reprise : 12km/h soit 5’ au kilo (1h45), loin de mon record (1h32) mais en ligne avec des temps cohérents avec mon objectif de rythme à terme, pour le marathon de la Rochelle. « Ré-apprendre la cadence 12km/h ».

Avant course
Pour cette seconde édition des Chasseurs de temps, RDV « à la maison », dans le jardin d’entraînement du bois de Vincennes. Je retrouve des amis d’entraînements… On se retrouve avec Pierrot, Vincent et Martine au départ : il fait beau et frisquet, un temps idéal. On ne courra pas ensemble : Pierrot est mitigé (en cours de dosage pour sa tension), Martine veut y aller pianissimo. On a une pensée pour les autres « Vincennus » qui sont au marathon de Berlin ou à Paris-Versailles (où y’a aussi mon pote de Raid Seb’). Temps idéal : fraîcheur et discret soleil!

Départ
Je sens que j’ai du jus – vive les fractionnés !- mais je manque d’un bon calage (ça, c’est la manque de compèt’), je ma laisse embarquer par les autres coureurs (certains font 7K, d’autres 14K ou 21K)… du coup, je n’arrive pas à me caler à 5’ au kilo, je reste à 4’45-4’50-4’55, si bien que je boucle les 8 premiers kilo en 39’. Je suis à l’aise mais je sais que mon objectif est de faire 5’ au kilo pour la prépa de La Rochelle… donc j’essaie de ralentir et j’y arriverai au fil du temps. J’ai du jus sous la semelle, pas facile de se freiner : je sens des tiraillements dans mes lombaires, je n’arrive pas à trouver une bonne position, et je sens que pour soulager mes lombaires j’ai tendance à accélérer (moins d’appuis arrière et tendance à être plus droit, à moins me tasser)…

… je me retrouve seul pour mes derniers 7k en courant en 5’/5’05, un rythme cible pour continuer la prépa de la Rochelle. Je m’aperçois que j’ai perdu en reflex lors de ce 1 an off de compèt’ : j’ai bu à chaque ravito mais j’ai oublié de m’alimenter… bibi, il faudra réparer ça dans les prochaines courses !

Arrivée
A la fin, j’ai les jambes qui tirent un peu, l’adducteur gauche qui me rappelle qu’il reste encore à s’entraîner et à s’étirer pour La Rochelle : 2 mois pour renforcer tout ça ! Mais il est bien l’tintin ! A 400m de l’arrivée, je me dis que c’est pas si mal d’avoir retrouvé mon niveau d’il y a un an, ouéééé, je suis seul dans la dernière ligne droite, je me fais plaisir, j’ai atteint ma cible à qqs second près (1h44 38s, soit 12,05 km/h), j’ai bien tenu le rythme dans le second semi. Bueno !

Après la ligne
On se retrouve tous (Fabien, Squirel, JP2 sont là) … et on apprend les excellents résultats des Vincennus à Berlin (2h40 pour Enzo, 2h04 pour Haile et le nouveau record du Monde). Martine est première V2 sur le 14K : une coupe ! Ouééééé ! Pierrot va bien, il a emmené Martine et a fini frais comme un gardon. Je retrouve ma chérie et les toutous !

Récup
Quelle récup ? vélo lundi, mardi 1h en endurance, mercredi 1h20 avec 3x15’ au seuil… des lombaires trankilles, du jus… bueno bueno bueno !!! Ca l’année dernière, c’était impossible : ça progresse, ça progresse ! Prochaine course : 20K de Paris. Et après, sagement mais avec détermination, du foncier et l’apprentissage du rythme marathon, faut se l’inscrire dans les foulées et dans la tête sans se faire embarquer (5’20 au kilo?).

Organisation de cette course
Deuxième édition et malgré la multitude des courses (7k, 14k, 21k), ce n’est pas le bazar…. Ravito ok, bénévoles encourageants, parcours arboré … bref, ca respire, bien sympa, la taille reste humaine… et ca le restera tant que le mastodonte d’en face (le Paris-Versailles, beau mais tellement peuplée) restera programmée à cette date….

Bio mécanique sur ladenrièrephoto (second degré)
Foulée à 12km/h, sur l’appui droit, le dos ne tient pas ce qui se répercute sur les lombaires. Faiblesses dorsales, accentuées par un bassin déplacé : c’est comme si la jambe droite était plus courte donc l’appui sur le sol est plus violent, ce qui amplifie l’effet tassement de l’épaule droite. On voit que les coudes sont écartés (axe poignet coude non alignés sur l’axe de la course) : c’est un geste naturel visant justement à éviter le tangage sus cité. Sur France 3, il dirait : « le pouce gauche levé est un geste de fatigue, le français lève le pouce de sa jambe ascendante… inutile, et le pouce crée une tension supplémentaire sur l’épaule gauche déjà tendue… toutes les 33 foulées, ce l’oblige à cracher à gauche et à se gratter la fesse droite … »





2007-11-22 18:00:03 : ouveture de mon blog... de yann à yannnnn - 0 photo - 9 réactions

2004 : tombé dans la marmite

Il y a 3,5 ans, je me suis mis à courir. Seul, partant d’un passé sportif d’un creux d’une profondeur abyssale, sans repère, mon optique première visait à me fournir un minimum de caisse pour me permettre de faire des treks (ce que je fis plus tard deux fois dans le désert saharien et à l’assaut de quelques sommets alpins et tanzaniens) et, « un jour dans ma vie», pour boucler un marathon.

En mars 2004, j’ai épinglé mon premier dossard (un plaisir resté depuis intact !), me suis aligné sur un 10km, bouclé 44’45. J’étais heureux comme un pape… puis, « oubliant » que c’était un moyen et non une fin, j’ai adopté la course à pied (CAP) comme un bol d’oxygène, de liberté et d’épanouissement… à force d’entraînement, parfois ingrat sur le bitume du XIIIème arrondissement, j’ai réussi à améliorer mon chrono à 41’ en 2006. A ce stade, parce qu’ « aller plus loin pour voir » est l’obsession de chaque sportif, j’ai décidé de monter sur le semi marathon. Je me suis régalé, j’avais trouvé ma distance, moins violente que le 10 : 21,1km ! OUééééé ! 1h32, yes ! De belles cartes postales glanées au passage : ce premier 10km en bas de la bastille, ce départ de mon premier semi sous la neige, ce passage devant la mairie de Paris parée des anneaux Olympiques de Paris 2012, le retour sur mes terre d’enfance (Angers, Lorient), des sensations pelotons du tour de France, que du bonheur !!! On en reveut encore…

2005 : du monde dans ce village gaulois !

Puis vint le forum Courseaped.net (merci Serge !) et les Vincennus (prononcez : 20scènu). Mon approche de la course à pied a pris un tournant : pas tant quant aux des perf’, non, mais au niveau de la notion de partage, d’apprentissage, d’encouragement mutuel… la CAP a alors gagné en qualité humaine, prenant une véritable dimension « sport co ». Grâce à internet, les échanges nourris ont débouché sur la rencontre d’une bande sympa de coureurs qui s’entraînent dans le bois de Vincennes, ce qui a abouti à un plaisir de la pratique de la CAP magnifié. Vive la bonne humeur, la joie et la complicité ! Ouéééé !

Ce qui m’a touché, c’est la simplicité qui habite cette communauté. J’y côtoie des 100 bornards, des mecs qui ont des perfs de champion, qui font faits des courses et des exploits à ne plus les compter, des performeurs qui pratiquent depuis plus de vingt ans… et s’ils ont le regard parfois lointain, l’émotion du souvenir de telle ou telle course, ils ont un réel souci du partage, là, aujourd’hui, maintenant, un partage non pas de (bon) performeur à (piètre) performeur, mais de coureur à coureur. Ces champions sont d’une simplicité telle qu’on en oublie sa médiocrité relative. Désolé Chronos : pas de complexe d’infériorité dû à la référence chronométrique ! D’ailleurs, la « médiocrité relative » est même un jugement proscrit, qui se fane per se au fil des kilomètres partagés à l’entraînement. Car chacun fait avec ce qu’il peut, son corps, son passé de sportif, les aptitudes ou inaptitudes naturelles, le respect de soi-même, et tout bêtement avec ses contraintes de vie. L’humilité est grande, parce qu’il est vrai aussi que la machine peut vite se dérégler –blessure, un jour sans, etc-, l’équilibre est précaire, la fragilité élevée. Les coureurs à pied ne sont pas des saints : la spécificité du sport aide à l’humilité.

L’esprit de pratique de la CAP dans ce groupe, c’est donc une philosophie d’un sport de dépassement de soit plus que dépassement des autres. Se connaître, se perfectionner, apprendre à mieux courir, bien récupérer, bien se ravitailler, bien doser ses entraînements sont autant de points de réglages fins à trouver que la préoccupation de l’adversaire est reléguée au second rang, pour dire : au 200 derniers mètres d’un 10 km pour le fun du « on se tire la bourre pour ce dernier sprint », soit 2% ,et encore, c’est plus par émulation et amusement que le couteau entre les dents des sprinteurs du Tour de France. Je n’ai jamais glané de médaille, suis certes loin de me soucier de faire un podium, mais même les vainqueurs de coupe que je connais parlent de la victoire comme d’une cerise sur le gâteau, de leur course comme du gâteau. Ces vainqueurs m’ont au contraire guidé sur le chemin de la CAP, sans économie, avec générosité.


2006 : l’année du premier marathon, flop

Préparer un marathon est plus difficile que préparer un 10k car il exige une préparation spécifique et un entraînement invisible (repos, alimentation, etc…) exigeant, et qu’il faut aller à ses limites sans se brûler les ailes. En 2006, la préparation au marathon de La Rochelle a été avortée : en pleine prépa, j’ai dû poser genou à terre. Pfiouou quelle douleur... d’abandonner. Là, on ne relativise pas tout tant la CAP est devenu l’obsession du moment : tfl, lombalgie, périostite…c’est dur de renoncer mais la route vers le sésame passe parfois par des moments difficiles. Se connaître, accepter ses limites, composer avec les douleurs, savoir « baisser d’un cran » pour ménager la monture, a été l’apprentissage de cet épisode, dont l’expérience acquise proscrit aujourd’hui la qualification d’échec.


2007 : à suivre

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