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2008-05-05 19:45:39 : Duathlon sprint 4 mai 2008 : course exigeante !

RDV à Etampes pour une première en duathlon ce 4 mai 2008. Jean Paul Ollivier vous le dirait : « oui, Etampes est une petite localité de 23 300 habitants, située à quarante-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris (via RN20), sous-préfecture du département de l'Essonne. [L’autre commentateur : Oui, et] ... [il se passe rien dans ces étapes de plaine] et sillonnée par de nombreux cours d'eau, elle est parfois surnommée la « Petite Venise » à l’instar de Bruges. [Course cadenassée par les équipes des sprinteurs, il ajoute : ] d’ailleurs dans une lettre à sa fille Léopoldine datée du 22 août 1834, Victor Hugo la décrivait ainsi : « Étampes, c'est une grosse tour entrevue à droite dans le crépuscule au-dessus des toits d'une longue rue. » Enfin, il vous le dira peut-être parce que Etampes reçoit Le Tour en 2008 comme Ville-départ de la dernière étape avant l’arrivée sur les Champs-Elysées.


Venons-en à la course. Magnifique temps pour cette journée : généreux soleil, grand ciel bleu, génial ! Arrivé sur site 1h avant le top départ, je retire les dossards (n°515) que j’épingle (un devant et là, nouveauté : un dossard dorsal & un sticker aileron sous la selle). La puce est un strap à scratcher à la cheville, jambe et bras gauches sont tagués 515 par l’arbitre à l’entrée du parc à vélo. Néophyte assoiffé, j’observe, épie, scrute, surveille scrupuleusement les faits et gestes des compétiteurs afin d’engranger le maximum d’expérience. Côté échauffement, comme avant un 10k, je me contente de trottiner et place quelques sprints pour chauffer les jambes faire monter le cardio. Le briefing des arbitres est court et efficace. On se rend sur la ligne. Globalement, y’a peu d’échange, j’entends juste « ah... Versailles est vraiment venu en nombre, là »..... on est un petit groupe (49 unités) et je trouve les compétiteurs physiquement très très affûtés, bien sculptés…au départ, ça rigole pas… ... pfiouou... la pression monte... on est très peu de « non licenciés » ... environ 20% alors qu’en course à pied, surtout sur des épreuves similaires (format court), on avoisinerait les deux tiers... j’oublie ces athlètes qui semblent jouer leur vie et je me concentre, goûte cette première, et me rappelle mon premier 10km à Nation en mars 2004, furtivement, me dis « putain, je suis sur la ligne, là, avec deux dossards, hé hé hé, so happy ! », et j’ai hâte de goûter au double effort. 4,7km de course à pied, 22km de vélo & 2, 350 km de course à pied. Formule « sprint » qui porte bien son nom, ça va envoyer dur ! Go go go !

Départ donné : hou la, ça part vite, j’avale le premier Km très à l’aise puis temporise un chouye ensuite, me cale à 15km/h autour, un bon rythme pour moi. 15km/h c’est super vu l’entraînement que j’ai en CAP, ça fait du 4’ au kilo (mon record sur 10k est 4’10 au kilo) mais je suis déjà loin en termes de classement. A posteriori, quand je décortique le temps des compétiteurs, j’observe qu’en course à pied, le plateau est super relevé : 50% des coureurs ont couru en plus de 15km/h !


T1 : Dans l’aire de transition, je me fais doubler par des filles de club bien plus habituées et véloces : wonderwomen... un pti’ tour et hop, capeuse-cycliste... moi, j’ai perdu énormément de temps dans cette première transition... tout était prêt, je ne me suis pas spécialement emmêlé les pinceaux en changeant de chaussures, mais j’ai l’impression que ça a duré une éternité ! Sans doute aurais-je dû opter comme ces voltigeuses pour des cales pat’ à l’ancienne… Apprentissage !

Vélo : 22km au menu avec un faut plat montant, un descendant, une côte bien raide d’un km, et ensuite une partie roulante. Je mouline au début pour habituer les gambettes au nouvel effort. Avec ce faut plat montant, on rentre dans le vif du sujet dès le début. Je me pose bien sur le vélo, veille à avoir une bonne cadence, un rythme de pédalage élevé. Surtout ne pas emmener trop gros pour pas se griller, on enlèvera des dents à la fin si ça gaze bien ! Je profite des quelques descentes pour m’aplatir sur le vélo, et souffler un peu... la côte arrive, je la trouve plus dure que celle du « cimetière de St Maurice », rahhh, je mets tout à gauche et reste assis. Un petit coup de danseuse pour la forme mais ça mouline, donc assis et souffle ! La suite du parcours se passe bien, même si j’ai du mal à négocier un virage en épingle suivant une grosse descente sur bitume hostile (la peur :-p). J’ai bien aimé me faire doubler par les motards commissaires et y’avait une moto estampillée France Télévision : rohhhhhh, « Patrick Patrick, il a un coup de pédale moins fluide le français là ! ». J’ai pris du plaisir sur cette partie roulante vent de côté ! Je finis en moulinant (JC & Enzo consulting) pour préparer la prochaine partie en course à pied. Temps avec transition : 51’16 S... 25,7 km/h, pas catastrophique vu mon niveau débutant et le relief. Les meilleurs ont roulé à 32km/h, les médians autour de 28km/h (je leur rends 4 min).

T2 : j’aurais bien poursuivi en vélo un peu mais bon, j’aime la course à pied. Mais (vexée de mon accointance à la petite reine ?) elle ne va pas me le rendre et me le faire payer cher ! Transition tout d’abord : je pose mon bike sur mon emplacement qu’un concurrent étourdi avait trusté, et malgré mes free lace, je me fais encore distancer par deux mecs et deux nanas que j’avais en point de mire en vélo. J’ai presque l’impression de gêner les mecs qui installent leur bécane pour le tri : pas cool, même pas un mot d’encouragement, j’entends à 30 m de moi un dédaigneux : « ah oué, tiens, ils passent là, eux »… bah oué. « eux », ils passent là !

Course à pied II, dans le dur, très dur : Les jambes sont lourdes au début mais rien de paniquant, je le savais : c’est dur sur 200m... sauf que là ça va durer plus longtemps (400m)... ça déroule, ca vient, mais mais mais, bien que j’ai cherché à être décontracté du tronc en vélo, je me trouve hyper tendu du haut….alors que mes jambes cavalent maintenant, mon dos reste rigide comme une barre de fer et mes psoas protestent : pointe de côté... elle ne passe point, je souffle, me raisonne zazeniquement que «comme tout, toute douleur n’est que passagère et partira comme elle est venue pour peu que je ne m’y accroche pas» ... mais finalement, je m’arrête, souffle en des-ankylosant le dos... et ça passe, je repars laborieusement, sentant tout de même que je n’étais pas en ligne, que ma foulée n’étais pas efficace... 1h20 en sprint, ça faisait longtemps que j’avais pas fait monter la cardio si haut si longtemps... il fait chaud... je serre les dents, j’en bave un peu sur la fin, les foulées des compétiteurs ne sont pas toutes orthodoxes non plus (ça me rappelle les décathloniens qui font leur 1500m)... j’ai pas de bonnes sensations du tout, j’ai l’impression d’être à l’arrêt et de porter une hôte bien chargée. Avant l’arrivée, je croise les triathlètes dans leur combi, récolte 3 encouragement sur les 430 sportifs (éssouflé, je réponds tt de mm merci) … 3 sur 430…. : je suis super étonné, je me dis que même si les mecs sont dans la course déjà dans la tête et ont la trouille de se jeter à l’eau, la statistique est bien maigre, c’est pas un esprit très sympa … ! Ouf, Arrivée, essoufflé, impression de haut de régime comme sur fractionnés (sans la vitesse.) Temps sur cette partie avec la transition : 13’56 S... 10,8 km/h, c’est vraiment nullissime, rah, je suis super vexé d’avoir mal géré cette partie, j’aurais préféré peiner en vélo, pas sur la course à pied… >8-( … j’ai du pain sur la planche… travailler la transition plus en douceur, ne pas seulement écouter les jambes (mon erreur), mais aussi accompagner la mobilité du bassin et la souplesse du tronc.

TOUT s’explique à la vue des photos, en comparaison avec les premières photos en CAP où je suis en ligne : bassin bloqué, je cours complètement désaxé, je tangue à gauche, à droite, raide comme un piquet !

Bilan : 3 ressentis

1) L’énorme pied que j’ai pris à participer à ce duathlon et à me préparer au double effort. J’ai goûté un certain plaisir, j’ai vu, appris et ai envie de recommencer ! Le format sprint est très exigeant point de vu cardio... pas question d’y aller à l’improviste ou d’être dans un jour sans, fou la la ! J’ai vite récupéré mais je sens que je n’ai pas une caisse énormément profonde et je pâtis, là, de ne m’être mis sérieusement au sport qu’à 29 balais... d’ailleurs, quand je vois la patate des juniors au duathlon et au tri (et le nombre de compétiteurs), je suis épaté par leur engagement et le boulot des formateurs...

2) Course en elle-même : super organisation, très bien huilée et non prohibitive, cadre magnifique, parcours plutôt varié... trou, bosse : tout était bien signalé et sécurisé... bref, aucune improvisation, du méga pro… et les bénévoles très sympas.... la cerise sur le gâteau : les osthéo à l’arrivée (30 min pour se détendre et surtout m’étendre !).

(-) Le côté négatif tient à l’esprit : sans doute parce que les gars étaient en groupe (nombreux clubs) donc entre eux, sans doute parce qu’ils avaient la trouille de la compèt, il n’y a pas eu bcp d’échange ni d’encouragement, de partage... c’est très « compèt », t’as l’impression que les mecs jouent leur championnat du monde, c’est vraiment moins populaire que la course à pied et moins convivial que les raids... attention, hein, je juge pas les mecs, juste l’ambiance que je n’ai pas formidablement aimée. … c’est ma faute : je m’habitue trop à l’ambiance des Vincennus ou des Frogus...

3) Après l’arrivée, j’ai assisté au départ du Tri ... ouch, énorme respect ! 3 épreuves dont la natation, ça morfle ! Mais ça donne tellement envie. A une prochaine :-D... Enghein me tente bien en format découverte... allez, hop à l’eau ! RDV en juin !

Remerciements à JC, Enzo, Brinouille, La Pépite triathlètes avec un esprit topissime qui m’ont chacun à leur façon ouvert le chemin de l’effort enchaîné. Special Thanks à ma masseuse maison, qui m’a fait passer une vilaine contracture (d’appréhension ?) chopée en vélo 2 jours avant la course !


Les réactions

Par Pierrot_75, le 2008-05-05 19:58:26
Salut Yannn !
Tu as pris goût au duathlon semble-t-il !! Bravo !

A+

Par Martine, le 2008-05-05 19:58:29
Voilà une belle aventure sportive, mais je comprends ce qui a pu te manquer. L'aspect compétiton à fond, pas facile à gérer je pense.
Je t'embrasse
Martine

Par alainP, le 2008-05-05 20:56:18
Super Yannnn. Ca tourne vite dans la tête, ce genre de course.

Je pense que l'ambiance tendue est plus liée à la concentration (réfléchir aux transitions) qu'à un mauvais esprit, surtout passé les premières places.

N'hésite pas à rajouter à l'occasion la natation, c'est encore plus palpitant.

Bonne continuation. D'autres projets ?

Par yannnnn, le 2008-05-05 21:03:06
@Pierrot & Martine : merci, bizzz a vous deux et à très vite!
@AlainP : oué, mais ils n'étaient pas en transition ni en course, c'était moi qui y étais... c pas grave, je les ai bien encourager ensuite les triathletes car ce triple effort me laisse koi! mes projets : à l'eau, Enghein peut etre!

Par Enzo, le 2008-05-06 08:31:11
Peu importe le résultat Yannn pour une 1ère. Le principal est d'avoir découvert les enchainements en mode compét'et ne pas avoir été dégouté ...
Et oui c'est autre chose qu'en, sur une épreuve, l'adrénaline aidant, tu es à fond du début à la fin ... je pense que tu l'as payé sur la 3ème partie.
Ton dos ne doit également pas être çà la fête sur ce genre d'effort ... à toi de gérer ce point là ...

Un conseil : tente le triathlon découverte d'Enghien dans un mois ... tu es plus que capable de bien t'en sortir sur celui-là.

bizz

Par Lolilo, le 2008-05-06 08:57:14
Bravo pour le défi Yannnn.
C'est vrai que les transitions sont difficiles en la matière.
Côté ambiance ... après 7 ans passés dans les pelotons cyclistes, je préfère largement l'ambiance CAP.
Mais il n'y a sans doute aucune explication logique à ce ressenti.
Bonne continuation.
Lolilo

Par Brinouille, le 2008-05-06 10:47:53
Bravo mister pour ce challenge, héhé pas facile de retrouver ses pattes après le vélo ! Moi aussi je n'ai pas trop envie de me frotter au tri ou au duathlon autrement que dans une ambiance clubs, d'où mon affection pour les triathlons verts et l'organisation funevents, là pas de course excessive au matos, et de l'ouverture d'esprit vis à vis des participants loisirs.

Par LINDA, le 2008-05-06 14:06:14
Coucou yannnnnn,

Grand bravo à toi, pour ce nouveau challenge que tu t'es fixé et en plus bouclé. De plus, visiblement tu n'avais personne avec toi du forum?.. Donc tout de même, chapeau bas d'avaoir fait face, seul à cet effort inconnu.
Au plaisir de te revoir

LInda

Par duduche, le 2008-05-06 15:40:18
Super Yannnn,j'ai hâte que tu m'en parles en sortie vincennu.

Par Bouton de rose, le 2009-03-20 13:19:10
Coucou, je suis tombée sur ton blog par hasard, car je cherchais des conseils pour mon premier duathlon dimanche à Still...C'est un format multi sprint 3/12,8/3/12,8/3...J'angoisse à fond!Je pense faire une belle dernière place vu le niveau comme tu le souligne dans le texte qui est assez élevé sur ce genre d'épreuve...En plus il n'y a que 10 filles inscrites pour l'instant et toutes licenciées!Mais bon, l'essentiel est de participer n'est ce pas?...Enfin bref, merci pour tes commentaire, ça me permet de visualiser un peu, de me projeter dedant...
Bonne courses
@+
ps: je ne court que depuis 6 mois...Mais j'ai pris le virus (natation vélo et cap...)

Par yannnn, le 2009-03-20 15:15:26
Salut!
Felicitations , c'est super de te lancer dans cette course! C'est pas facile les enchainements comme ca mais pour une premiere fois, le format est très sympa pour prendre de l'experience!

Le conseil : fais ta course , ne pense ni au classement, ni aux autres, mais a ta course, à ce ce que tu produits comme effort... perso, si ce type d'epreuve, je prendrai un cardio pour pas trop etre dans le rouge (on a tendance à se laisser emporter par les specialistes de ce type d'effort sinon) mais c'est un format sprint en mm temps, les pulses seront vite élevées... tiens moi au courant de ta course, je prendrai plaisir à lire ton CR!

Par bouton de rose, le 2009-03-20 15:35:37
Merci pour tes encouragements, j'en ai besoin!En ce qui concerne le cardio, je ne fais aucun entraînement sans mon polar (rs 400) c'est super comme repère...J'ai fais un 5km dimanche près de chez moi (en Alsace) et en visualisant après la course, j'ai couru à 190 puls du début à la fin hyper régulière...C'est super comme outil je trouve...
J'appréhende un peu les multis enchaînements, car en entraînement, lorsque je fais des enchaînements, c'est dure de lever les pattes!
Mais bon, on verra bien...
Merci et @+

Par yannn, le 2009-03-20 15:49:42
whaou, je connais pas ta fcm et encore moins l'effort sur 5000, mais c'est costaud 190 pulses pdt 20 min... garde une marge de maneouvre de qqs pulses jusqu'à mi parcours qd mm !

Par bouton de rose, le 2009-03-20 16:40:03
Bein ma fréquence maxi est de 198 puls ...En fait, j'ai couru à environs 93% pendant plus de 20 minutes!!! Je ne suis pas si bonne dis donc!...J'ai débuté il y a 6 mois à peine avec ...plus de 20 kilos de plus que maintenant et ma première course était un 10000 avec montées que j'ai faite en 1h08...Je n'avais pas fait de course depuis octobre, donc j'ai été agréablement surprise de faire un 5000 en 26 minutes en sachant que j'ai galérée au départ pour me faire un place car je suis arrivée un peu tard (soucis de dossard)et j'étais tout derrière!...
En tout cas je vais suivre tes conseils et y aller en douceur, car en plus le parcourt de cap a une montée au premier kilo à faire 3 x!...Les détails sont sur le site du trimstill(nom de la course...)Pfff je stresse quand même...
Quelle idée franchement de m'être inscrite!...Il faut être folle!...
Aller, @+

Par bouton de rose, le 2009-03-23 18:49:27
Hello,la "duathlete" est de retour...Donc ça y est je l'ai fais!...La contracture à mon mollet droit en témoigne...Bein, en fait le parcourt était assez costaud , surtout une partie des 9 km de cap...Il y avait une grosse montée au premier kilo , très raide et qui s'étirait sur 500 mètre...La première je l'ai courue, mais les deux autres après le vélo, aÏe...Et pourtant j'ai moulinée, mais peut être pas assez...Grosse crampe au mollet...Enfin bref...Comme prévue, j'ai fais une belle dernière place bien applaudie car c'était vraiment "hard"...(2h02, il y avait 26 km vélo et 9 cap en tout)En cap j'en ai doublé quelques uns, mais en vélo, mon manque d'expérience n'a pas joué en ma faveur (200 km au compteur seulement!)surtout que le parcourt était bien vallonné et qu'ont avaient un bon vent de face!...
Ressentit: contente de l'avoir fait, malgré mon résultat médiocre,(je ne peut que m'améliorer héhé...)une bonne ambiance,par contre le format multi sprint au niveau transition,ça en faisait beaucoup! J'ai même réussie à mettre mon casque à l'envers, lors de la première transition!...(Non je ne suis pas blonde...)Beaucoup de plaisir en tout cas et une bonne humeur et la banane sur toute la course voila ce que je retient et en plus les autres triathlètes (et il y en avait des très bon!) ont été sympa avec moi...

Voila pour le petit cr de ma course...
@+
ps: va falloir que je me mette sérieusement au vélo!...

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2008-04-29 09:15:15 : Duathlon : 2 pieds, 2 roues, 1 nouveau défi ! - 6 photos - 12 réactions

Après l’inoubliable Marathon de la Rochelle de novembre dernier, je tiens tout d’abord à vous faire partager une photo de la plus belle journée de ma vie : mon mariage. Entourés de tous nos proches, on a fêté dans une atmosphère magique de joie et de partage notre union… c’était tellement bon cette journée !

Pour en revenir à nos affaires sportives, après le marathon de la Rochelle, j’ai eu envie de m’octroyer une parenthèse «culturelle » vers d’autres disciplines moins lombaire-traumatisantes et c’est vers le vélo que je fais ce crochet, sans bien sur oublier le sport pilier : la course à pied. Oué oué oué, c’est vrai, l’idée du tri m’a titillée : j’ai même enchaîné pas mal de longueurs de natation cet hiver, une première ! Mais me lancer en « néo » sur 2 des 3 épreuves me semblait un peu trop « dispersant » pour une première en multi enchaînement !

Boosté par mon admiration (télévisuelle) de l’effort cycliste depuis ma toute petite enfance, stimulé par les multi-athlètes de mon cercle de capistes (Enzo, Brinouille) et motivé par le plus jeunes des Tamp', mon neveu Alex’, qui en pratique en compétition, j’ai fait découverte avec la petite reine cet hiver. Béni soit le bois de Vincennes : il m’a permis d’enchaîner des km dans le froid des mois de mars & avril. L’entraînement des deux disciplines a été le suivant :

- vélo : des sorties bi (si t>12°) hebdomadaires de 30/40 km dans le bois ; c’est (beaucoup trop) peu de km mais c’est assez ingrat il faut le dire, pas du tout ludiques ces anneaux de 3.140 km, d’autant que le temps a été vraiment merdique (un temps de classique ardennaise !). Vivement des balades plus bucoliques, je me dis que c’est du fond acquis, mais pouahhhh c’est pas très excitant ces virées monotones…J’ai chopé des conseils à gauche à droite (Merci JC !) et j’ai mouliné beaucoup, ai travaillé le rythme, la cadence, ainsi que la position sur le vélo (le relâché des crispations inutiles)… et j’ai roulé, roulé, roulé jusqu’à « trop froid : retour maison ! ».

Excepté Vincennes, que j’aime tant pour son côté pratique & accessible quand même (« comme même :-) »), j’ai participé à une sortie en groupe, avec les Frogus, en vallée de Chevreuse : 70 bornes en pleine campagne (si près de Paris...), une supère bouffée d’oxygène, le pieddddd ! La vidéo est dispo sur http://fr.youtube.com/watch?v=H0b5W2D7yyk . C’était super sympa cette balade, on s’est bien marré, Enzo (Ze triathlète) nous a fait une belle démo « changement de chambre à air » en 2’14″ sans matos (juste la pompe), la grande classe... du soleil, de la verdure, un air moins chargé qu’à Paris... bref, ce genre de virée est à renouveler absolument : tellement agréable de tourner entre copains en campagne !

- course à pied : hé hé hé, retour aux gammes lointaines du marathon : sprint, fractionnés, comme pour préparer un 10km. Grand plaisir là de se rentrer dedans et de constater que ni mes lombaires ni mes tibias n’ont bronché ! Seul un chouye le genou…

- Transition : ah oui, c’est une épreuve à part entière la transition vélo-course à pied, tant les muscles sollicités sont différents et les jambes aboient et crient au scandale à chaque changement. Donc je les ai bossées ces transitions.

Ensuite, il a fallu trouver un duathlon au format « sprint », ie environ 5km course pied- 20 km vélo-5 km de course à pied, sans drafting (c'est-à-dire en contre la montre, sans possibilité d’abris derrière un concurrent en vélo). Je tenais au « sans drafting » car :

a) sans expérience de peloton, j’ai trop peur (ben oué) des touchettes donc suis dangereux pour les autres et moi-même dans cette configuration. Même pendant la balade Frogus, j’étais nettement plus serein légèrement décroché.

b) plus philosophiquement, je trouve que l’effort contre la montre, sans abris possible, s’inscrit dans la plus pure des traditions de l’effort solitaire.

C’est donc au Duathlon d’Etampes que je vais m’initier à ce sport en compétition le 4 mai 2008. Il est sélectif pour les Championnat de France, c’est donc une bonne cible (mééé non, je déconneuh). Simplement expérimenter, apprendre, ressentir, prendre du plaisir…. Et le partager ensuite ! Au programme : 5km de course à pied, 22 km de vélo et 2.5 km de course a pied.

Côté matos, j’ai peu investi mais je vous présente mes supports :

- Course à pied : pour accélérer la transition vélo-course à pied-vélo et éviter de se perdre dans les lacets, j’ai équipé mes NB1060 de lacets élastiques auto bloquant très populaires chez les triathlètes. Efficace et mes pieds m’ont avoué que « ça crée une autre relation avec la chaussure !».

- Vélo : rien d’affolant, je roule depuis 3 ans sur un D4 cadre alu avec haubans composite, fourche avec fourreau composite. La gamme cyclosportive de D4, pas compèt : suffisant pour ce que j’en fais et je l’aime bien, ce vélo.

Voilà, je suis inscrit et maintenant. Deux sorties vélo (mardi, jeudi), deux sorties course à pied (fractionnés et travail au seuil), puis repos avant l’épreuve. Pour le repos, je suis bien animalement entouré !


Rdv pour le compte rendu next week ! D’ici là, deux clins d’œil :

- un grand encouragement pour Pierrot75 qui s’élance sur les 100 km de Chavagnes et à Brinouille qui fera le marathon (accompagnée de l’inusable Fred).

- Un mot de soutien, d’encouragement et d’amour au bibi perchiste décathlonien qui traverse avec courage une épreuve difficile.

2007-11-29 18:27:41 : Marathon de La Rochelle le 25/11/2007 - 4 photos - 37 réactions

****Marathon de La Rochelle le 25/11/2007****
Un premier marathon...

Du K25 au K42,195 :

«Ne lâche rien Yannn, ne lâche rien
Poursuit ton effort, persiste, ne lâche rien
Tutoie le point de rupture, rapproche t’en mais humblement, sans le défier
Ecoute le sage chauve sur la route avec toi (Jacques alias Ouille :-) ), soit conscient de tes forces et lucide sur tes limites, ne lâche rien
Nourri toi de l’assurance des entraînements, de l’image de tes proches, ne lâche rien
Tu y es, Yannn, tu y es, alors ne lâche rien, donne toi, offre le toi ce marathon »



J-2 : pfiuououo, gaspillage d’influx nerveux !

Je ne m’attendais pas à si mal gérer l’avant évènement... j’avais mis tellement d’intention dans ce marathon que je n’avais pas assez conscientisé la pression que je m’étais mise... résultat : comme une pile électrique vendredi et samedi, à tourner en rond comme un lion en cage !

Café réconfortant avec Duduche et Pierrot, Martine & Fred le vendredi matin, ben oué, le marathon approche !

J-1 : La Rochelle !

Enfin samedi matin, de l’action : départ à La Rochelle, avec ma chérie ‘Mandine et Seb’, un néophyte sur la distance aussi... là-bas, nous rejoignons Martine qui me fera stresser (c’est le mood du jour : j’aurais saisi un rien pour exprimer mon appréhension) avec ses pâtes liquides et Fred, qui nous fera découvrir la ligne d’arrivée et les pavés saignants la précédant... il fait un froid vif ... brrrr.

Le soir, pasta partie à l’Albatros, où nous rejoignent Anne, néophyte du marathon aussi, et Ouille 25 marathons et 6 cent bornes au compteur, qui m’a offert son accompagnement le jour J, le grand luxe ! Au retour vers l’hôtel, nous guidons deux kenyans (un dont l’objectif est 2h10, l’autre étant son lièvre jusqu’au semi)... on converse, c’est sympa. Corinne Herbreteau, une championne angevine, est dans le même hôtel : que de bons signes !


S’aligner au départ de cette distance mythique, à 9h Dimanche, c’est déjà une première victoire. Se préparer au marathon est en effet long, très long, et exige une prépa spécifique qui pousse aux sacrifices, tant dans les entraînements à la frontale dans la nuit du bois de Vincennes que dans les entraînements invisibles (soins, repos, alimentation, …).. Pour être au RDV, il faut doser son entraînement (comme un bon pastaga au camping des Flots bleus) pour éviter périostite, lombalgie et autre tendinite. La gestion du corps, c’est la leçon de l’échec de 2006 : c’est tellement con de poser genoux à terre avant le départ ! J’ai profité d’un entraînement en groupe, un vrai régal, un super partage, et j’ai encore appris mille détails (la science de la préparation, la posture, le placement des bras, modification de la foulée pour une foulée plus rasante et moins tibiatraumatisante… ). Fine tuning : j’ai fait le régime dissocié en début de semaine pour être bien chargé en glucide, les derniers entraînements se sont bien déroulés, les jambes sont prêtes… mais la pression monte, la fébrilité à la Henri Lecomte aussi (ah cette finale merdique face à Wilander !)… J-2, gorge en feu, mais ce (n’) est (que) de l’hypersensibilité du coureur affûté (dixit le toubib). ..


Jour J : quelle aventure !

Lever 6h . Je suis bien, et ayant tout préparé, je sais ce que je dois manger, comment je dois m’habiller, je ne me pose pas de question, je suis concentré et prêt. On se retrouve tous avant la course, un apéro virtuel (Kemalic & Rodie sont là !), on se souhaite bonne chance, les regards pétillants se croisent et en disent long avant ce saut dans l’inconnu pour moi. Il fait un temps franchement hostile (pluie et moins de 5 degrés), mais je n’en n’ai considération : seul le bitume m’obsède.


Sur la ligne , je m’octroie une prière intérieure, un « bonbon » sans éparpillement pour goûter au plaisir d’être là, en pensant à tous les Vincennus, à mes proches et à l’aventure qui m’attend, avec Seb’ et Ouille. Une expiration, la concentration est intacte : paré au départ !

C’est parti !
Yes.... c’est parti, miam miam. On peine clairement à trouver notre rythme sur les premiers kilomètres : entre la densité de la foule qui nous freine, les têtes brûlées perturbatrices « je pars à fond et après on verra », on se canalise afin de ne pas gaspiller notre énergie. Je file mes lunettes à Ouille : la bruine est fine et volatile, la casquette ne protège de rien et je suis aveuglé. Je pense à me ravitailler comme prévu, sans déroger au plan établi. Ouille a Fred au téléphone : parti dans un autre sas, ils sont devant nous. Je suis content d’avoir des bonnes nouvelles de Martine.

Clap clop clap clop ... 8700 coureurs, mhhh quelle joie de se retrouver dans le peloton galopant. Y’a des ovnis : Mario, qui court avec son vélo, un Averel le boulet à la main... et des groupes de musiques, de ci, de là, et malgré la pluie, une bonne densité de people (Polnareff jeune) sur le bord de la route!

K21.1, Semi marathon : dans les houra de la foule, les applauds des spectateurs, la clameur des supporters, j’aperçois ma future femme, ça fait chaud au coeur ! Des amis angevins sont présents également, les spectateurs ont l’air de prendre du plaisir, en tout cas, ils doublent celui que l’on a déjà sur la route ! Nous passons la mi course en 1h57... nous sommes « en dedans », nous avons été plus lents que prévu. On oubli le chrono. La forme est là.

K25 : oh mes quadriceps !!! Au K25, cette douleur qui avait insidieusement et régulièrement gagné en intensité est maintenant à fleur de peau : ni sur les 10, sur le semi ou pendant ma prépa, je n’ai connu cette douleur... j’ai eu au mal aux tibias, aux mollets, au dos, mais jamais aux quadri... et je suis d’autant plus étonné qu’à part ça, je me sens bien, frais, pas trop entamé... je ne m’éparpille pas sur l’origine de ce mal : je reste concentré. Je préviens les gars : Seb’ se sent pousser des ailes, il part devant, et Ouille dans sa grande gentillesse reste avec moi. Il me rassure et me dit : « c’est pas grave, reste dans ta course, ne pense pas aux kilomètres à venir (il en restait 17 !!!!), mais saucissonne la course : fixe toi comme objectif les ravitos les uns après les autres ». Je m’applique scrupuleusement à suivre ses conseils.

N’empêche, quand il te reste 17 bornes, les plus difficiles, avec le potentiel « mur » ben t’en mènes pas large... mais in situ, pas de place à la gamberge : j’ai rien voulu lâcher et j’ai en effet lâché très peu de temps dans l’affaire.

K30 : je souffre, j’ai mal... enfin « les quadri sont douloureux » est une meilleure formulation car in fine je ne ralentis quasiment pas : 57 min entre le K15 et le K25, 57 min entre le K25 et le K35. Pas de panne de carburant type « rencontre du mur ». Je ne lâche rien, Ouille m’ouvre le chemin, je m’accroche, reste concentré et compose avec cette douleur, ces crampes à fleur de peau qui semblent vouloir se manifester à chaque pas... je souffre, oui... mais on maintient le rythme ! Le cardio est ok !

K35 : au ravito, j’effectue 2 étirements, piétine en buvant, sans marcher plus que ça : il est pas si mal que ça le tintin ! On rattrape Seb’ qui subit un coup de mou, il accroche notre wagon... je me retourne une fois, deux fois, trois fois... je ne le vois plus...on finira par le distancer : je ne peux faire que garder mon rythme.

C’est le moment vraiment dur de la course. Je serre les dents. Les fentes faites à l’entraînement me servent : oui, je connais cette douleur. Je repense à tous ces entraînements, à ces courses faites depuis 2004, tous ces kilomètres parcourus seul, puis avec les Vincennus, je me nourris de cette prépa minutieuse, je m’énergétise d’images positives, pense à mes proches.... c’est dur mais je ne panique pas... bref, la souffrance est aigue mais reste circonscrite aux quadri ! Je saucissonne la fin du parcours en « tour de l’anneau de piste cyclable » à Vincennes. Allez, on évite te trop brancher le cerveau, là….

K40 : Ma chérie est là au KM 40 ... galvanisé par sa présence, je ne ressens tout d’un coup plus aucune douleur, j’accélère même par la suite, Ouille ma rattrape par le colbac : hého, yannn ralentis !!!! Ah, la force de l’amour !

K41 : On arrive à la flamme rouge.....ouéééé.... Patrick, patrick, flamme rouge ! Ca commence à fleurer bon la bourriche d’huître là ! Ouille me conseille de ne pas me griller au risque de se blesser ou d’exploser en vol... ‘faut dire qu’autour de nous, c’est feu d’artifice et calage en séries sur les derniers kilo. L’émotion m’étreint, les sanglots montent, l’arrivée approche. Ho la la !

K42 : les pavés, le tapis bleu, la corde (oui Fred) …. Hohoho, ayéééé, l’arrivée !!!!! 4h01’07 ! J’étreins Ouille qui m’a super bien épaulé. Médaille, poncho blanc, huîtres…je n’arrive plus à marcher, mais je suis marathonien, putain ! Seb’ n’a concédé que 2’ et Anne a fini en 4h08. Superbe tir groupé pour des premières !Martine, V2, signe un élégant 3h50 : bravo !

Le soir, on se retrouve tous, les anges blancs, autour de bonnes huîtres.

Au final :

Superbe aventure au final ! Il me faudra analyser et comprendre l’origine des quadri (le bitume en devers ? le manque de km ? le souffle ?)… et passer sous les 4h au prochain marathon !

Un merci généreux à tous ceux qui m’ont encouragé, à mes compagnons de course Seb’, Fred’, Martine et Ouille pour ces longues semaines de prépa aboutissant à du bonheur en barre. Special Thanks à Pierrot, à qui j’ai bien pensé également…. Et surtout à ma chérie qui m’a permis d’aller jusqu’au bout de cette aventure égoïste, d’embrasser cette passion… entre régimes, sorties longues, siestes et hypocondries, la cohabitation avec un coureur à pied demande beaucoup de compréhension !




2007-11-22 18:22:48 : les 20 km de paris - 4 photos - 8 réactions

CR du 20km de Paris

Second semi de programmé cette saison : les 20 km de Paris se sont déroulés ce week-end…. De retour quelques heures avant de Sharm el Sheik, après une semaine de vacances (du soleil, enfin !) agrémentées par deux séances sur tapis roulant (beurk !) et des soins au SPA (slurp !), je m’avançais détendu mais frigorifié sur la ligne de départ avec mes compagnons d’entraînements, les «Vincennus ». Objectif ? Rah, j’ai pas envie de regarder le chrono avant le km 10, j’ai envie de courir à la sensation, de me laisser emmener, sachant que mes compagnons visent environ 5’ au kilo (la cadence 12km/h), cohérent avec ma prépa pour la Rochelle…



Avant course
Un petit mot sur les vacances en Egypte : génialissimes, il a fait beau, chaud, l’ambiance était du tonnerre avec les connaissances que l’on a faites là-bas et on a bien déconné. Une semaine, c’est court mais c’est tellement bon qd mm ! Bon, ceci dit, la course des 20km de Paris était cochée, 41 jours avant La Rochelle, le dernier dossard à épingler avant le RDV avec le Marathon. Temps idéal : fraîcheur et soleil au RDV ! Techniquement, je décide de faire sans mes lunettes (s’il pleut à la Rochelle, je ne veux pas être Alex Zulle-embêter) et de m’alimenter en gel au km 10 (‘faut tester la digestion). Chronométriquement, après une semaine quasi off, je manque de repère, le mood du matin me recommande d’y aller à la sensation avec mes Vincennus, sans me rentrer trop dedans, en me tempérant après le km 10 éventuellement. Le départ a lieu à 200m de la Tour Eiffel, c’est beau j’men lasse pas !

Départ & Course
Le départ des 20 km de Paris, c’est un peu le resto de la CDC à 12h30 ou le Salon du Chocolat à 15h le dimanche : le why total !!! Pas de SAS de niveau au départ, pour le coup, jusqu’au km 11, c’est slalom obligé pour dépasser…. Le défaut de courses trop populaires. Mais bon, c’est l’occasion de tester ses reflex, ses cadrages débordements, ses crochets et le ribery-évitage des croches pied (fiou, ca a failli 3 fois m’envoyer au bitume)..… mais bon, ça le fait ! 5’40 qd même pour faire le premier kilo !

A la faveur de l’élargissement de la route, on se règle sur un cadence meilleure… je sens qu’on est sous les 5’ au kilo et effectivement on se cale à 4’48-4’50 (0-5 km : 25'00, 5-10km : 24'20"
10-15km :24'53"). Bin il est bien l’tintin à ce rythme ! Je reste avec Pierrot jusqu’au km 17.

Le public est fort nombreux cette année, fiou, sur plusieurs rangs parfois sur les ponts, c’est beau… en plus, ça encourage à tout va, et c’est bon, c’est assez Tour de France « ah oui, Patrick, le cyclisme est vraiment un succès po-pu-laire ». On croise dépasse Martine au km10. Je reconnais sur le bord de la route des supporters connus (Duduche, mon N+3 du taff, et Enzo à 100m de l’arrivée), c’est bon. Le plaisir est là et on sent qu’on en partage …. J’aime la course à pied !

Au km 16, on passe la concorde (sous plus exactement), puis arrivé au km 17 face aux tuileries, de l’autre côté de la Seine Musée d’Orsay –CDC, Pierrot accélère un peu. Je sens un peu mes lombaires, me dit que le chrono est bon et décide de redescendre trankilou un rythme cible de 5’+ au kilo sur la portion détestée des bas des quais de scène (assemblée nationale à Tour Eiffel). Je cours les 5 derniers kilo en 25’20, bien calé.

Arrivée
Foule de spectateurs hyper dense à l’arrivée, une petite photo, content de finir avec cette dernière portion que j’exècre, grrrr….. bonne recup, je suis couvert de sel, j’ai bcp rendu d’eau malgré le temps frais.

Je finis en 1h38’30’’, mieux que l’année dernière (1h41), moins bien que mon record (1h32, quand mes lombaires étaient indolores)… 4767 ème / 19217 … mais l’objectif était avant tout de s’entraîner et de viser 1h40 en prenant du plaisir : but accompli !



L’effort solitaire : la victoire sur soi-même (Ben oui, s’il me faut attendre d’être premier, jamais je ne lèverai les bras au ciel !  )
http://www.resultatphoto.com/20kmparis07/page_photo.asp?NUMDOSS=6123

Le (vrai) vainqueur est un kenyan, Musau Mwanzia en 58’07. La première féminine est kenyane, Merrien Wangari , en 1 h 07’35.


Après la ligne
On se retrouve tous, tout va bien, on partage nos aventures, boires et déboires. Je fais un crochet vers les 120 kinés pour le massage : 10 min sous 4 mains pour accélérer la récup, pas de contractures, c’est de bon augure pour la suite des évènements ! Un peu mal aux lombaires depuis… grrrrr…. 



Organisation de cette course
Course populaire avec une orga (c’est l’armée de l’air) bien carrée et huilée… parcours qui traverse une partie du Paris historique… de l’ambiance, des groupes de musiques, des applauds….bref, à faire, mais pas pour y faire un temps !


Special dédicace à Pierrot !

Définition : père noel de Vincennes ou le métronome orange… il fait un peu fatigué sur la photo (son hyper tension ?) mais c’est TRES trompeur : c’est un vrai petit lièvre, le genre de coureur pétri d’expérience (un 100 bornard) qui se connaît très bien et qui est une vraie mobylette. C’est la foulée la plus efficace (rythme, cadence, placement des pieds, hauteur de foulée) et économe que j’ai jamais vue !


Après ca : prepa marathon La Rochelle

2007-11-22 18:15:36 : semi des chasseurs de temps - 1 photo - 1 réaction

Premier semi de la saison (et oui), après un 2007S1 consacré au repos-lombaires et un été hivernal consacré au foncier. Objectif de ce 21.1Km de reprise : 12km/h soit 5’ au kilo (1h45), loin de mon record (1h32) mais en ligne avec des temps cohérents avec mon objectif de rythme à terme, pour le marathon de la Rochelle. « Ré-apprendre la cadence 12km/h ».

Avant course
Pour cette seconde édition des Chasseurs de temps, RDV « à la maison », dans le jardin d’entraînement du bois de Vincennes. Je retrouve des amis d’entraînements… On se retrouve avec Pierrot, Vincent et Martine au départ : il fait beau et frisquet, un temps idéal. On ne courra pas ensemble : Pierrot est mitigé (en cours de dosage pour sa tension), Martine veut y aller pianissimo. On a une pensée pour les autres « Vincennus » qui sont au marathon de Berlin ou à Paris-Versailles (où y’a aussi mon pote de Raid Seb’). Temps idéal : fraîcheur et discret soleil!

Départ
Je sens que j’ai du jus – vive les fractionnés !- mais je manque d’un bon calage (ça, c’est la manque de compèt’), je ma laisse embarquer par les autres coureurs (certains font 7K, d’autres 14K ou 21K)… du coup, je n’arrive pas à me caler à 5’ au kilo, je reste à 4’45-4’50-4’55, si bien que je boucle les 8 premiers kilo en 39’. Je suis à l’aise mais je sais que mon objectif est de faire 5’ au kilo pour la prépa de La Rochelle… donc j’essaie de ralentir et j’y arriverai au fil du temps. J’ai du jus sous la semelle, pas facile de se freiner : je sens des tiraillements dans mes lombaires, je n’arrive pas à trouver une bonne position, et je sens que pour soulager mes lombaires j’ai tendance à accélérer (moins d’appuis arrière et tendance à être plus droit, à moins me tasser)…

… je me retrouve seul pour mes derniers 7k en courant en 5’/5’05, un rythme cible pour continuer la prépa de la Rochelle. Je m’aperçois que j’ai perdu en reflex lors de ce 1 an off de compèt’ : j’ai bu à chaque ravito mais j’ai oublié de m’alimenter… bibi, il faudra réparer ça dans les prochaines courses !

Arrivée
A la fin, j’ai les jambes qui tirent un peu, l’adducteur gauche qui me rappelle qu’il reste encore à s’entraîner et à s’étirer pour La Rochelle : 2 mois pour renforcer tout ça ! Mais il est bien l’tintin ! A 400m de l’arrivée, je me dis que c’est pas si mal d’avoir retrouvé mon niveau d’il y a un an, ouéééé, je suis seul dans la dernière ligne droite, je me fais plaisir, j’ai atteint ma cible à qqs second près (1h44 38s, soit 12,05 km/h), j’ai bien tenu le rythme dans le second semi. Bueno !

Après la ligne
On se retrouve tous (Fabien, Squirel, JP2 sont là) … et on apprend les excellents résultats des Vincennus à Berlin (2h40 pour Enzo, 2h04 pour Haile et le nouveau record du Monde). Martine est première V2 sur le 14K : une coupe ! Ouééééé ! Pierrot va bien, il a emmené Martine et a fini frais comme un gardon. Je retrouve ma chérie et les toutous !

Récup
Quelle récup ? vélo lundi, mardi 1h en endurance, mercredi 1h20 avec 3x15’ au seuil… des lombaires trankilles, du jus… bueno bueno bueno !!! Ca l’année dernière, c’était impossible : ça progresse, ça progresse ! Prochaine course : 20K de Paris. Et après, sagement mais avec détermination, du foncier et l’apprentissage du rythme marathon, faut se l’inscrire dans les foulées et dans la tête sans se faire embarquer (5’20 au kilo?).

Organisation de cette course
Deuxième édition et malgré la multitude des courses (7k, 14k, 21k), ce n’est pas le bazar…. Ravito ok, bénévoles encourageants, parcours arboré … bref, ca respire, bien sympa, la taille reste humaine… et ca le restera tant que le mastodonte d’en face (le Paris-Versailles, beau mais tellement peuplée) restera programmée à cette date….

Bio mécanique sur ladenrièrephoto (second degré)
Foulée à 12km/h, sur l’appui droit, le dos ne tient pas ce qui se répercute sur les lombaires. Faiblesses dorsales, accentuées par un bassin déplacé : c’est comme si la jambe droite était plus courte donc l’appui sur le sol est plus violent, ce qui amplifie l’effet tassement de l’épaule droite. On voit que les coudes sont écartés (axe poignet coude non alignés sur l’axe de la course) : c’est un geste naturel visant justement à éviter le tangage sus cité. Sur France 3, il dirait : « le pouce gauche levé est un geste de fatigue, le français lève le pouce de sa jambe ascendante… inutile, et le pouce crée une tension supplémentaire sur l’épaule gauche déjà tendue… toutes les 33 foulées, ce l’oblige à cracher à gauche et à se gratter la fesse droite … »





2007-11-22 18:00:03 : ouveture de mon blog... de yann à yannnnn - 0 photo - 9 réactions

2004 : tombé dans la marmite

Il y a 3,5 ans, je me suis mis à courir. Seul, partant d’un passé sportif d’un creux d’une profondeur abyssale, sans repère, mon optique première visait à me fournir un minimum de caisse pour me permettre de faire des treks (ce que je fis plus tard deux fois dans le désert saharien et à l’assaut de quelques sommets alpins et tanzaniens) et, « un jour dans ma vie», pour boucler un marathon.

En mars 2004, j’ai épinglé mon premier dossard (un plaisir resté depuis intact !), me suis aligné sur un 10km, bouclé 44’45. J’étais heureux comme un pape… puis, « oubliant » que c’était un moyen et non une fin, j’ai adopté la course à pied (CAP) comme un bol d’oxygène, de liberté et d’épanouissement… à force d’entraînement, parfois ingrat sur le bitume du XIIIème arrondissement, j’ai réussi à améliorer mon chrono à 41’ en 2006. A ce stade, parce qu’ « aller plus loin pour voir » est l’obsession de chaque sportif, j’ai décidé de monter sur le semi marathon. Je me suis régalé, j’avais trouvé ma distance, moins violente que le 10 : 21,1km ! OUééééé ! 1h32, yes ! De belles cartes postales glanées au passage : ce premier 10km en bas de la bastille, ce départ de mon premier semi sous la neige, ce passage devant la mairie de Paris parée des anneaux Olympiques de Paris 2012, le retour sur mes terre d’enfance (Angers, Lorient), des sensations pelotons du tour de France, que du bonheur !!! On en reveut encore…

2005 : du monde dans ce village gaulois !

Puis vint le forum Courseaped.net (merci Serge !) et les Vincennus (prononcez : 20scènu). Mon approche de la course à pied a pris un tournant : pas tant quant aux des perf’, non, mais au niveau de la notion de partage, d’apprentissage, d’encouragement mutuel… la CAP a alors gagné en qualité humaine, prenant une véritable dimension « sport co ». Grâce à internet, les échanges nourris ont débouché sur la rencontre d’une bande sympa de coureurs qui s’entraînent dans le bois de Vincennes, ce qui a abouti à un plaisir de la pratique de la CAP magnifié. Vive la bonne humeur, la joie et la complicité ! Ouéééé !

Ce qui m’a touché, c’est la simplicité qui habite cette communauté. J’y côtoie des 100 bornards, des mecs qui ont des perfs de champion, qui font faits des courses et des exploits à ne plus les compter, des performeurs qui pratiquent depuis plus de vingt ans… et s’ils ont le regard parfois lointain, l’émotion du souvenir de telle ou telle course, ils ont un réel souci du partage, là, aujourd’hui, maintenant, un partage non pas de (bon) performeur à (piètre) performeur, mais de coureur à coureur. Ces champions sont d’une simplicité telle qu’on en oublie sa médiocrité relative. Désolé Chronos : pas de complexe d’infériorité dû à la référence chronométrique ! D’ailleurs, la « médiocrité relative » est même un jugement proscrit, qui se fane per se au fil des kilomètres partagés à l’entraînement. Car chacun fait avec ce qu’il peut, son corps, son passé de sportif, les aptitudes ou inaptitudes naturelles, le respect de soi-même, et tout bêtement avec ses contraintes de vie. L’humilité est grande, parce qu’il est vrai aussi que la machine peut vite se dérégler –blessure, un jour sans, etc-, l’équilibre est précaire, la fragilité élevée. Les coureurs à pied ne sont pas des saints : la spécificité du sport aide à l’humilité.

L’esprit de pratique de la CAP dans ce groupe, c’est donc une philosophie d’un sport de dépassement de soit plus que dépassement des autres. Se connaître, se perfectionner, apprendre à mieux courir, bien récupérer, bien se ravitailler, bien doser ses entraînements sont autant de points de réglages fins à trouver que la préoccupation de l’adversaire est reléguée au second rang, pour dire : au 200 derniers mètres d’un 10 km pour le fun du « on se tire la bourre pour ce dernier sprint », soit 2% ,et encore, c’est plus par émulation et amusement que le couteau entre les dents des sprinteurs du Tour de France. Je n’ai jamais glané de médaille, suis certes loin de me soucier de faire un podium, mais même les vainqueurs de coupe que je connais parlent de la victoire comme d’une cerise sur le gâteau, de leur course comme du gâteau. Ces vainqueurs m’ont au contraire guidé sur le chemin de la CAP, sans économie, avec générosité.


2006 : l’année du premier marathon, flop

Préparer un marathon est plus difficile que préparer un 10k car il exige une préparation spécifique et un entraînement invisible (repos, alimentation, etc…) exigeant, et qu’il faut aller à ses limites sans se brûler les ailes. En 2006, la préparation au marathon de La Rochelle a été avortée : en pleine prépa, j’ai dû poser genou à terre. Pfiouou quelle douleur... d’abandonner. Là, on ne relativise pas tout tant la CAP est devenu l’obsession du moment : tfl, lombalgie, périostite…c’est dur de renoncer mais la route vers le sésame passe parfois par des moments difficiles. Se connaître, accepter ses limites, composer avec les douleurs, savoir « baisser d’un cran » pour ménager la monture, a été l’apprentissage de cet épisode, dont l’expérience acquise proscrit aujourd’hui la qualification d’échec.


2007 : à suivre

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