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2008-09-24 14:46:28 : Semi marathon de lyon 2008

***Semi marathon de Lyon***

Dans le cadre de la prépa du marathon (New York le 2/11), un petit semi s’impose, comme galop d’essai technique (tenue, gel, etc) et qualitatif (ressenti en allure marathon). C’est l’occasion de mettre un dossard et pour lier l’utile (qui est déjà en lui-même agréable) au très agréable : je planifiais ce semi à Lyon pour visiter ma famille.


Le semi, une étape

Avant tout, un petit point sur la prépa marathon débutée mi août à Noirmoutier. Par rapport à la prépa La Rochelle 2007, je pars renforcé par un début d’année 2008 riche en vélo et course à pied, et avec moins d’appréhensions strucuro-physiques (merci les semelles). J’ai apporté trois changements à ma préparation marathon :

- si l’année dernière j’étais guidé dans ma prépa par mes Vincennus (Fred & Martine notamment), en le jour J par l’accompagnement impeccable de Ouille, je décidais cette année de faire le maximum en solo, car à NY, il est prévu que je cours alone. C’est moins ludique mais formateur.

- Sur l’entraînement en lui-même, rassuré par une carlingue qui tient mieux la route, je m’autorise à faire plus de volume que l’an passé. Je me suis par ailleurs hyper appliqué à travailler les basses fréquences (70% fcm), non traumatisantes, bien utiles, mais vraiment lentissimes (c chiant).

- Côté récup’, je m’imposais également des passages réguliers chez le kiné. Mais entre le « je ne bosse pas le samedi », « un massage, heu, oui mais là, je peux pas », et « oui, mais rappelez dans deux heures pour prendre RDV avec ma collègue», et les biens faits observés du massage thaï, je décidais de passer régulièrement sous les mains de masseurs thaï, tant pis pour les kinés.


planing de ma prepa à ce jour

350 bornes effectuées sur 6 semaines, avec un gros volume à 70% fcm (sortie type : 70% fcm pendant 40 min, ensuite 20 min avec des incréments de 3% sur la fcm jusqu’à allure marathon très peu travaillée), et quelques fractionnés pour se rassurer sur la vitesse et rappeler au palpitant qu’il peut monter sans problème. Avec ce semi, non travaillé spécifiquement, commence la phase dans la zone cible marathon.


Le semi

Objectif sur ces 21.1 km : faire la course au cardio, 14k en allure marathon (soit 11.1 km/h), 7,1k au seuil (soit 12 km/h).

4000 personnes au départ, avec un temps idéal : 8-10 degrés, grand soleil, grand ciel bleu ! Un chouye frisquet mais pas incisif du tout. Avant le départ, je trottine 10min à 70% et je me cale en dernier, pour ne pas gêner ou me laisser embarquer pas de trop bons rythmes, et patiente 5 min avant de franchir la ligne de départ (très mal indiquée). Je mets 1 bon kilo avant de trouver le rythme, slalomant finalement avec du mal à me caler sur une bonne FC.

Du K2 au K14, je déroule (ma poule), je suis bien à l’allure marathon, j’arrive à rester constant côté pulses en actionnant de temps en temps le frein à main. Parce que je ne me rentre pas dedans, j’en profite pour regarder cette belle, très belle ville de Lyon, classée au patrimoine de l’unesco, et ce n’est pas galvaudé. Bordeaux en plus vert, Paris en plus aéré : la grande classe. Je tourne en 5’20-5’25 au kilo, je suis relativement bien mais j’ai hâte de passer la seconde. Au K14, fini le bloc « allure marathon » : petit coup de boost pour remonter ma FC au seuil, et le file à 12km/h (5min au kilo autour) sur les 7 derniers kilo. Arrivée en 1h51 (chrono perso) : ça fait drôle de voir ça sur le poignet (il faut se répéter que le chrono n’était pas l’objectif, sinon, gare à la self-dépréciation) !

Côté orga, on se dit qu’on peut attendre du lourd : on est à Lyon, ce sont les championnats de France. Côté + : sur le site, il y a la vidéo du parcours (très plat) : nickel. Les bénévoles étaient super dispo, c’est clair et ca fait plaisir, et je n’ai jamais vu autant de bouffe distribuée (bananes, pruneaux, pomme et … tartiflette à l’arrivée).

Côté - : la veille pour trouver le village dans le parc, c’est un blind-test : aucun fléchage… ceci dit, superbe balade au milieu des girafes, des ours, des gazelles… marrant mais bizarre d’être « accueilli » ainsi. Techniques infaillibles : remonter la file des sacs estampillé running, et se résoudre à l’impossible : demander sa route (finalement, ca ne fait pas mal, ouf !). Autre petite rafale :
- au k5, grosse frayeur dans le peloton, car au ravito, il n’y avait plus d’eau (on a tous serré les fesses et prié jusqu’au k10, où heureusement, l’eau était au RDV),
- les km n’étaient pas marqués au sol (seulement des pancartes),
- pas de temps réel, (hallucinant !!!!!!!)
- pas de médaille ni souvenir à l’arrivée, pas de photo souvenir.

Vu le prix payé, l’omniprésence des sponsors (50% sur le dossard), on s’attend à mieux. Je suis bougon car a) je suis habitué à mieux ; b) je n’ai pas couru en perf’ (du coup je me suis concentré sur autre chose), c) j’ai couru seul (mes vincennus me manquent, là c’est un fait).


Au final, mes objectifs qualitatifs et quantitatifs sont bien remplis, mais c’est dur de courir en prépa sans plus d’enjeu. Je retrottine 10’ à 70% pour finir et me console en me disant que c’est à NY si tout se passe bien, que j’apprécierai a posteriori cette sortie. Ce semi se fait dans un super site, vraiment.

Retour à Paris pour le TGV et cette semaine, c’est reparti pour le dernier mois de prépa… avant NY (J-39).


Les réactions

Par Fred, le 2008-09-24 15:43:09
Bonne fin de préparation pour New-York.
Et tes bras ?
Fred

Par Sedef, le 2008-09-24 15:59:31
Faut maintenant continuer à travailler en allure marathon en priorité.
Le fait que ne soit disponible que le temps officiel ne m'étonne pas : aux France on est dans le pur et dur !
Pour tes bras : regarde moi courir et fais le contraire.

Par Martine, le 2008-09-24 16:41:20
Nul doute que ce marathon sera une réussite vu ta très sérieuse préparation.
Cela me donne envie de marathon de lire tout ça. Que de beaux souvenirs!!!
Bises
Martine

Par yoyo78, le 2008-09-24 18:37:39
C'est bien tu as été sérieux et ça s'est bien passé. Tu te prépares consciencieusement apparemment donc ça devrait rouler à NYC !
Bon courage, plus que 5 semaines et demi prépa avant le grand jour.

Par Stefun, le 2008-09-24 19:17:40
Tu fais une très bonne prépa. Je suis sûr que tu vas faire un chrono au delà de tes espérances. En plus à NY, le rêve, ça va être que du bonheur. Comme dit Sedef, il faut maintenant privilégier la vitesse marathon, puis la récup'. Très bonne fin de prépa Yann.

Par Pierrot_75, le 2008-09-24 22:21:29
Yannn, je sens que tu vas nous péter un sacré chrono à NY !!

A bientôt!

Par Brinouille, le 2008-09-25 16:27:16
ça ne rigole pas dis donc ton programme.....tu fais un beau volume kilométrique ! ton allure marathon me parait bien raisonnable...tu vises quel temps à NY ?

Par yannnn, le 2008-09-25 17:00:45
Merci pour vos encouragements.
Pour les bras, je vé les scotcher au corps!
Pour le chrono, je vise "mieux qu'à la rochelle" : courrir sur 11.2 a priori (un peu plus lent que toi) soit environ 3h48...

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2008-06-18 11:27:42 : Compte rendu Raid Esshéfaire - 5 photos - 0 réaction

*** commentaires réactions : postez sur yann_fr_75 @ yahoo.fr, je les mettrai à droite!***

Gogogogogo ! Un pt’i Raid avec des potes pour couronner ce printemps très prolifique côté entraînement & compèt et riche en plaisirs ! J’adore les raids, tant l’esprit est collectif, le sport à multi-facettes et la dose d’aventure et d’imprévus toujours élevée… ce qui rend tout raid inoubliable…

Ce raid ce déroule sur une journée entre la Mer de Sable & la Villette. Mes potes de Raid sont Seb’, un poto habituel de sport, Jerem’, l’homme aux trois poumons & GPS intégré, et un pt’i nouveau, Christophe. On se relaiera au cours des différentes épreuves (CO, VTT, Canoé).

RDV Samedi à la Villette avec Seb’ pour retirer le barda. Whaaaa, au pied de la géode, je fais un bond 20 ans en arrière (Sam Becket : Oh Bravo !) : pile 20 ans, j’étais là, monté de ma Province avec mes parents, tout émerveillé devant cette ronde merveille brillante ramenée part le Vaisseau Enterprise …

Dimanche matin, RDV à 6h40 à la Porte Dorée. Premier imprévu : mon vélo, roulant la veille, se réveille roue arrière crevée. Je démonte la roue et Jerem’ prend la main : ouch, superbe dextérité (à la Enzo ), il dégorge d’expérience, c’est rassurant de l’avoir dans la team !


Course d’Orientation
La première portion CO se déroule dans « la mer de sable » à 40 bornes de Paris. La Mer de Sable fut le premier parc à thème ouvert en France (1963). On part dans un super raidillon, en courant dans une bonne grosse dune de sable : ouach, quelle pioche d’entrée, le ton est vite donné, hé hé hé, c’est bon !
Jerem’ a le plan en main, et il cavale très facilement sur un sol de sable et de racines, dans une forêt avec des bosses en veux-tu en voilà. Parcours accidenté très très ludique. La forme est là, on envoie bien, Jerem’ nous drive impeccablement bien… malgré la foule au départ, on aura un peu plus loin le droit à un de ces moments de grâce seuls en forêt : on n’est pas bien les tintins ?! Oui, qu’on est bien, en pleine, nature, en pleine liberté, en longues foulées !

Le parcours accidenté est ludique, mais je sens que je suis mal à l’aise, les yeux rivés à terre pour éviter les racines, trainant comme je le fais en vélo toujours deux trois mètres derrière pour me donner de la visibilité ; peine perdu : je me prends mes compas dans une racine, ce qui me fragilisera la cheville gauche et me fera encore plus serrer les fesses… Vincennes est trop lisse, j’ai pas l’habitude, de tt façon, cheville peu mobiles et pas souples dira l’osthéo. Je portais la flotte du groupe, et contre ma volonté, Jerem’ me l’extorque pour me soulager…il avait raison le bougre : 500g de moins soulageront effectivement ma posture te ma cheville. AH l’expérience !


On fonce, on ride, c’est le gros kiff’, on fait les malins…. Yeah ! On boucle les 12,2 bornes en 1h04, et vu la difficulté du parcours, c’est super bon, on sera dans les 10 au premier relais.

VTT
Pour la seconde portion, VTT au menu, je laisse la main à Christophe bien impatient d’en découdre. Je me barre avec la voiture estampillée 5 à un point de rencontre sauvage (relais interdit mais on ne vise pas le classement) pour faire participer tout le monde et laisser souffler Seb’ (on fera souffler Christophe). Je les attends une éternité, je vois du monde passer : des fusées, des tractés… et mes pt’i gars qui arrivent, avec un Christophe au bord des crampes. Il a connu visiblement un jour sans. Dommage, il a pas pu prendre beaucoup de plaisir dans ses conditions, alors même que les gars me confirmeront que le parcours était lui sans intérêt, avec beaucoup de ligne droite et bitumée, rien de ludique.

Au point de relais sauvage donc, je prends le VTT et file avec Jerem’ et Seb’ pour une portion non chronométrée et monotone le long du canal de l’Ourq.

CANOE
« Je fais du Canoe si y’en a un qui est à l’hosto, sinon …. Je vous regarde faire ». Oué, c’est pas l’esprit team, mais on m’a demandé mon avis et j’assume, préférant la franchise à être boulet râlant et un non ramant dans le canoé : je déteste à un degré très élevé cette activité, mais alors c’est rien de le dire. Que du supplice, plaisir moins que zéro. Je laisse donc ma place et m’occupe du plus facile (vraiment ?), la liaison du véhicule pour la Villette où aura lieu la dernière CO. Seb’ me dira qu’eux également ne se sont pas du tout amusés sur l’eau.

CANOE
« Je fais du Canoe si y’en a un qui est à l’hosto, sinon …. Je vous regarde faire ». Oué, c’est pas l’esprit team, mais on m’a demandé mon avis et j’assume, préférant la franchise à être boulet râlant et un non ramant dans le canoé : je déteste à un degré très élevé cette activité, mais alors c’est rien de le dire. Que du supplice, plaisir moins que zéro. Je laisse donc ma place et m’occupe du plus facile (vraiment ?), la liaison du véhicule pour la Villette où aura lieu la dernière CO. Seb’ me dira qu’eux également ne se sont pas du tout amusés sur l’eau.

Je prends la caisse de Seb’ et amène un convoi de plusieurs bagnoles au parking sud de la Villette.

***PUB***
Carglass répare, Carglass remplace ! Jean, technicien dans un atelier Carglass : « l’autre jour, j’ai un client qui a sous estimé la hauteur de son véhicule en rentrant dans un parking souterrain : les vélos dépassaient de l’arrière de son véhicule et lorsqu’il est entré dans le parking souterrain, CRAC !, le haillon arrière a volé en éclat ».

Oué, grosse belle boulette. Pfffffff…. Dég’ que la journée se finisse ainsi… c’est que du matériel, ça coutera au final rien, (sauf une nouvelle selle) mais ca fait iech’ qd mm. Je ne pourrais pas rejoindre les gars pour la dernière CO et pas franchir la ligne d’arrivée … dommage dommage dommage. Les aléas du direct !


CO
Dernière CO dans la Villette où les gars ont dû faire sans moi….

Bilan.
Comme tout raid, les souvenirs seront nombreux ; on s’est bien amusés (CO) mais ça aurait pu être mieux côté format (chiant de laisser un coéquipier systématiquement en plan) et parcours (peu ludique excepté la CO) -les organisateurs étant sans doute contraints par l’arrivée à la Villette pour les 10 ans du rando raid. Côté orga : bonne ambiance, grosse machine bien huilée, bien sécurisée, sans faille, c’est du lourd, bravo et merci aux organisateurs ! J’ai encore appris bcp bcp de chose (merci Jerem’) ! Vivement le prochain !

Vidéo :
http://videos.sport24.com/video/iLyROoafYsTY.html



2008-06-11 09:10:44 : 10K Chateau de Vincennes - 4 photos - 9 réactions

***10 KM La course du château***

Héhéhéhé, retour aux sources de l’effort de ma trajectoire en CAP (10, semi, marathon) avec ce 10km dans mon jardin, dans le bois de Vincennes. Pour l’occasion, les organisateurs ont réussi à truster le château de Vincennes (occupé par l’armée), a priori sans simplicité vu la tonne de remerciements dédiée à la grande muette au micro : c’est vrai que c’est trop sympa de rendre au peuple ce qui lui appartient !

Ce 10 c’est glissé presque de façon incongrue dans mon calendrier : alors que je rechignais à revenir à ce format, restant sur les traumatismes lombaires dus aux fractionnés, je me suis laissé prendre au jeu par ma prépa CAP au duathlon. Retrouvant ici le plaisir sans tiraillements (merci le podologue & JC), prétextant la préparation d’un RAID mi-juin, j’ai remis le couvert des 10x30/30 sans appréhension. Le pied : c’est tellement bon de se rentrer dedans !!! Sans réel repère (2 ans que je ne m’étais pas donné au 10), je repartais pour courir et prendre du plaisir, avec un chrono compris entre mon record (41’) et mon temps de référence (45’).

Ce Dimanche à Vincennes (oué quand même : « Vincennes, petite localité du Val de Marne comptant 50K habitants, célèbre justement pour son château » ...), je retrouvais mon poto de RAID Seb’ et une tripotée de Vincennus, de Kwakerorangés et de Frogrussiens. Trop plaisir de voir tous ces visages : Pierrot, Duduche, Brinouille, Fanfan, Squirrel, Vincent, Nico ASM... des vrais des purs (il y a un mois, Pierrot a bouclé son 100 bornes et Brinouille son marathon, Nico ASM était là pour un second 10k sous les 40’ en 2J, s’il vous plaît). Y’avait du lourd aussi côté supporter : Enzo, Baltha, Sedef, Martine, Fred... j’vous l’dis, c’est course à la maison ! Avant le départ, un chouye d’appréhension quand même, mais déjà du bonheur ! Le parcours : sans difficulté réelle, excepté les nombreuses relances exigées par les épingles. Temps idéalissime : frais et le soleil discrètement voilé.


Départ
Départ donné, les 3150 participants repartis en deux voies ont lâché les reines et ouééééé c parti ! Seb prend mon sillage comme prévu, et à 10m devant, je vois Pierrot qui met tout de suite le turbo. Lui qui devait rester sagement autour de 4’30 au kilo, je sens qu’il part sur des bases plus rapides : le premier kilo bouclé en 4’08, du Pierrot tout crachouille ! Génial, ca donne le bon tempo ! Au km 2, il nous cède un « je ralentis, je cours au cardio » (à l’arrivée, il avouera que cette résolution ça dura peu de temps vu ses bonnes sensations) et on file avec Seb’ dans un rythme aussi régulier que possible à 4’20-autour.

Sur le parcours (bitume & chemin de terre en sous bois), les encouragements fusent des supporters, les regards qui pétillent et les applauds donnent de l’énergie et magnifient le plaisir : merci à eux !

Mi course
21’23 pour boucler les cinq premiers kilo, les sensations sont bonnes : ça ne rigole pas, on ride à 4’15/4’20 au kilo. Seb’ a un coup de mou, je l’ai perdu un bon kilomètre. A son retour, je suis content de le revoir, je connais un petit phénomène de décompression, je ressens une douleur abdominale –la même qu’à Etampes qui s’est soldé par un arrêt total-. Je fais le dos rond, souffle (JC process), discute avec cette pointe sans chercher à résister, lui donne toute la place qu’elle veut prendre sans chercher à la refouler…. puis après, j’ai oublié : c’est vite passé. Un gros 4’28 qd mm pour boucler le Km 7... Par la suite, je remets un p’ti coup de rein pour me recaler autour de 4’15 au kilo, tout en perdant Seb’.

Je croise Enzo, Baltha, ca clichette de tout bord, c’est rigolo, yeah ! Km 8 : déjà, c’est presque fini : c’est fou comme ça passe vite un 10 !

Fin de course
Dernier km, je veux rien lâcher, j’ai de bonnes jambes. Il y a une longue ligne droite à 800M de l’arrivée, j’y pense (gamberge) avant de m’y engouffrer, mais en intro raisonnent les encouragements généreux de Martine & Fred, suivi d’un sprint-photo de Fred : du boost façon gel tonic !


La fin, je sprinte, pavés, les madeleines de La Rochelle :-), tapis rouge pour rentrer dans le château de Vincennes : 4’09 pour boucler le dernier kilo. 43’03 au total ! Heureux comme un pape au pied de la Sainte Chapelle du château, j’accueille Seb, Pierrot, Brinouille et Duduche.




Bilan
Très bonne récup’ et je ne pensais pas prendre un tel plaisir. Le chrono me satisfait pleinement, c’est assez inespéré à vrai dire ! La régularité a été bonne, je rends à peine 10 secondes dans le second 5 km et la gestion de course également, notamment l’accompagnement de la douleur abdo. Anecdotiquement, classement au général : 563 / 3139, dans la catégorie senior homme, 305 / 1072, 13.9km/h.

Quantitativement, mon Garmin 405 me confirmera que le parcours fait bien 10km tout rond, que ma vitesse a été assez régulière et que ma FC a été élevée sans que je me sente dans le rouge.

Un mot de l’organisation : super ambiance, un t shirt technique offert, un petit trophée en verre élégant et original... c’est très pro... sauf le ravito : c’était la croix la bannière pour chopé un verre d’eau à l’arrivée : trop nul – c’est le BABA- et surtout dangereux... j’ose à peine imaginer les dégâts s’il y avait eu du soleil...mais c’est chronique chez cette organisation, trop dommage tellement le reste est nickel (au point que ca ne m’empêche pas de revenir).

La suite : Ah, ca donne des idées de faire 43’ sans repère récent et sans lièvre... mais bon, pour le moment, au programme le Raid SFR Dimanche prochain !

Et cette semaine, comme le chat : repos !

2008-05-05 19:45:39 : Duathlon sprint 4 mai 2008 : course exigeante ! - 5 photos - 15 réactions

RDV à Etampes pour une première en duathlon ce 4 mai 2008. Jean Paul Ollivier vous le dirait : « oui, Etampes est une petite localité de 23 300 habitants, située à quarante-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris (via RN20), sous-préfecture du département de l'Essonne. [L’autre commentateur : Oui, et] ... [il se passe rien dans ces étapes de plaine] et sillonnée par de nombreux cours d'eau, elle est parfois surnommée la « Petite Venise » à l’instar de Bruges. [Course cadenassée par les équipes des sprinteurs, il ajoute : ] d’ailleurs dans une lettre à sa fille Léopoldine datée du 22 août 1834, Victor Hugo la décrivait ainsi : « Étampes, c'est une grosse tour entrevue à droite dans le crépuscule au-dessus des toits d'une longue rue. » Enfin, il vous le dira peut-être parce que Etampes reçoit Le Tour en 2008 comme Ville-départ de la dernière étape avant l’arrivée sur les Champs-Elysées.


Venons-en à la course. Magnifique temps pour cette journée : généreux soleil, grand ciel bleu, génial ! Arrivé sur site 1h avant le top départ, je retire les dossards (n°515) que j’épingle (un devant et là, nouveauté : un dossard dorsal & un sticker aileron sous la selle). La puce est un strap à scratcher à la cheville, jambe et bras gauches sont tagués 515 par l’arbitre à l’entrée du parc à vélo. Néophyte assoiffé, j’observe, épie, scrute, surveille scrupuleusement les faits et gestes des compétiteurs afin d’engranger le maximum d’expérience. Côté échauffement, comme avant un 10k, je me contente de trottiner et place quelques sprints pour chauffer les jambes faire monter le cardio. Le briefing des arbitres est court et efficace. On se rend sur la ligne. Globalement, y’a peu d’échange, j’entends juste « ah... Versailles est vraiment venu en nombre, là »..... on est un petit groupe (49 unités) et je trouve les compétiteurs physiquement très très affûtés, bien sculptés…au départ, ça rigole pas… ... pfiouou... la pression monte... on est très peu de « non licenciés » ... environ 20% alors qu’en course à pied, surtout sur des épreuves similaires (format court), on avoisinerait les deux tiers... j’oublie ces athlètes qui semblent jouer leur vie et je me concentre, goûte cette première, et me rappelle mon premier 10km à Nation en mars 2004, furtivement, me dis « putain, je suis sur la ligne, là, avec deux dossards, hé hé hé, so happy ! », et j’ai hâte de goûter au double effort. 4,7km de course à pied, 22km de vélo & 2, 350 km de course à pied. Formule « sprint » qui porte bien son nom, ça va envoyer dur ! Go go go !

Départ donné : hou la, ça part vite, j’avale le premier Km très à l’aise puis temporise un chouye ensuite, me cale à 15km/h autour, un bon rythme pour moi. 15km/h c’est super vu l’entraînement que j’ai en CAP, ça fait du 4’ au kilo (mon record sur 10k est 4’10 au kilo) mais je suis déjà loin en termes de classement. A posteriori, quand je décortique le temps des compétiteurs, j’observe qu’en course à pied, le plateau est super relevé : 50% des coureurs ont couru en plus de 15km/h !


T1 : Dans l’aire de transition, je me fais doubler par des filles de club bien plus habituées et véloces : wonderwomen... un pti’ tour et hop, capeuse-cycliste... moi, j’ai perdu énormément de temps dans cette première transition... tout était prêt, je ne me suis pas spécialement emmêlé les pinceaux en changeant de chaussures, mais j’ai l’impression que ça a duré une éternité ! Sans doute aurais-je dû opter comme ces voltigeuses pour des cales pat’ à l’ancienne… Apprentissage !

Vélo : 22km au menu avec un faut plat montant, un descendant, une côte bien raide d’un km, et ensuite une partie roulante. Je mouline au début pour habituer les gambettes au nouvel effort. Avec ce faut plat montant, on rentre dans le vif du sujet dès le début. Je me pose bien sur le vélo, veille à avoir une bonne cadence, un rythme de pédalage élevé. Surtout ne pas emmener trop gros pour pas se griller, on enlèvera des dents à la fin si ça gaze bien ! Je profite des quelques descentes pour m’aplatir sur le vélo, et souffler un peu... la côte arrive, je la trouve plus dure que celle du « cimetière de St Maurice », rahhh, je mets tout à gauche et reste assis. Un petit coup de danseuse pour la forme mais ça mouline, donc assis et souffle ! La suite du parcours se passe bien, même si j’ai du mal à négocier un virage en épingle suivant une grosse descente sur bitume hostile (la peur :-p). J’ai bien aimé me faire doubler par les motards commissaires et y’avait une moto estampillée France Télévision : rohhhhhh, « Patrick Patrick, il a un coup de pédale moins fluide le français là ! ». J’ai pris du plaisir sur cette partie roulante vent de côté ! Je finis en moulinant (JC & Enzo consulting) pour préparer la prochaine partie en course à pied. Temps avec transition : 51’16 S... 25,7 km/h, pas catastrophique vu mon niveau débutant et le relief. Les meilleurs ont roulé à 32km/h, les médians autour de 28km/h (je leur rends 4 min).

T2 : j’aurais bien poursuivi en vélo un peu mais bon, j’aime la course à pied. Mais (vexée de mon accointance à la petite reine ?) elle ne va pas me le rendre et me le faire payer cher ! Transition tout d’abord : je pose mon bike sur mon emplacement qu’un concurrent étourdi avait trusté, et malgré mes free lace, je me fais encore distancer par deux mecs et deux nanas que j’avais en point de mire en vélo. J’ai presque l’impression de gêner les mecs qui installent leur bécane pour le tri : pas cool, même pas un mot d’encouragement, j’entends à 30 m de moi un dédaigneux : « ah oué, tiens, ils passent là, eux »… bah oué. « eux », ils passent là !

Course à pied II, dans le dur, très dur : Les jambes sont lourdes au début mais rien de paniquant, je le savais : c’est dur sur 200m... sauf que là ça va durer plus longtemps (400m)... ça déroule, ca vient, mais mais mais, bien que j’ai cherché à être décontracté du tronc en vélo, je me trouve hyper tendu du haut….alors que mes jambes cavalent maintenant, mon dos reste rigide comme une barre de fer et mes psoas protestent : pointe de côté... elle ne passe point, je souffle, me raisonne zazeniquement que «comme tout, toute douleur n’est que passagère et partira comme elle est venue pour peu que je ne m’y accroche pas» ... mais finalement, je m’arrête, souffle en des-ankylosant le dos... et ça passe, je repars laborieusement, sentant tout de même que je n’étais pas en ligne, que ma foulée n’étais pas efficace... 1h20 en sprint, ça faisait longtemps que j’avais pas fait monter la cardio si haut si longtemps... il fait chaud... je serre les dents, j’en bave un peu sur la fin, les foulées des compétiteurs ne sont pas toutes orthodoxes non plus (ça me rappelle les décathloniens qui font leur 1500m)... j’ai pas de bonnes sensations du tout, j’ai l’impression d’être à l’arrêt et de porter une hôte bien chargée. Avant l’arrivée, je croise les triathlètes dans leur combi, récolte 3 encouragement sur les 430 sportifs (éssouflé, je réponds tt de mm merci) … 3 sur 430…. : je suis super étonné, je me dis que même si les mecs sont dans la course déjà dans la tête et ont la trouille de se jeter à l’eau, la statistique est bien maigre, c’est pas un esprit très sympa … ! Ouf, Arrivée, essoufflé, impression de haut de régime comme sur fractionnés (sans la vitesse.) Temps sur cette partie avec la transition : 13’56 S... 10,8 km/h, c’est vraiment nullissime, rah, je suis super vexé d’avoir mal géré cette partie, j’aurais préféré peiner en vélo, pas sur la course à pied… >8-( … j’ai du pain sur la planche… travailler la transition plus en douceur, ne pas seulement écouter les jambes (mon erreur), mais aussi accompagner la mobilité du bassin et la souplesse du tronc.

TOUT s’explique à la vue des photos, en comparaison avec les premières photos en CAP où je suis en ligne : bassin bloqué, je cours complètement désaxé, je tangue à gauche, à droite, raide comme un piquet !

Bilan : 3 ressentis

1) L’énorme pied que j’ai pris à participer à ce duathlon et à me préparer au double effort. J’ai goûté un certain plaisir, j’ai vu, appris et ai envie de recommencer ! Le format sprint est très exigeant point de vu cardio... pas question d’y aller à l’improviste ou d’être dans un jour sans, fou la la ! J’ai vite récupéré mais je sens que je n’ai pas une caisse énormément profonde et je pâtis, là, de ne m’être mis sérieusement au sport qu’à 29 balais... d’ailleurs, quand je vois la patate des juniors au duathlon et au tri (et le nombre de compétiteurs), je suis épaté par leur engagement et le boulot des formateurs...

2) Course en elle-même : super organisation, très bien huilée et non prohibitive, cadre magnifique, parcours plutôt varié... trou, bosse : tout était bien signalé et sécurisé... bref, aucune improvisation, du méga pro… et les bénévoles très sympas.... la cerise sur le gâteau : les osthéo à l’arrivée (30 min pour se détendre et surtout m’étendre !).

(-) Le côté négatif tient à l’esprit : sans doute parce que les gars étaient en groupe (nombreux clubs) donc entre eux, sans doute parce qu’ils avaient la trouille de la compèt, il n’y a pas eu bcp d’échange ni d’encouragement, de partage... c’est très « compèt », t’as l’impression que les mecs jouent leur championnat du monde, c’est vraiment moins populaire que la course à pied et moins convivial que les raids... attention, hein, je juge pas les mecs, juste l’ambiance que je n’ai pas formidablement aimée. … c’est ma faute : je m’habitue trop à l’ambiance des Vincennus ou des Frogus...

3) Après l’arrivée, j’ai assisté au départ du Tri ... ouch, énorme respect ! 3 épreuves dont la natation, ça morfle ! Mais ça donne tellement envie. A une prochaine :-D... Enghein me tente bien en format découverte... allez, hop à l’eau ! RDV en juin !

Remerciements à JC, Enzo, Brinouille, La Pépite triathlètes avec un esprit topissime qui m’ont chacun à leur façon ouvert le chemin de l’effort enchaîné. Special Thanks à ma masseuse maison, qui m’a fait passer une vilaine contracture (d’appréhension ?) chopée en vélo 2 jours avant la course !


2008-04-29 09:15:15 : Duathlon : 2 pieds, 2 roues, 1 nouveau défi ! - 6 photos - 12 réactions

Après l’inoubliable Marathon de la Rochelle de novembre dernier, je tiens tout d’abord à vous faire partager une photo de la plus belle journée de ma vie : mon mariage. Entourés de tous nos proches, on a fêté dans une atmosphère magique de joie et de partage notre union… c’était tellement bon cette journée !

Pour en revenir à nos affaires sportives, après le marathon de la Rochelle, j’ai eu envie de m’octroyer une parenthèse «culturelle » vers d’autres disciplines moins lombaire-traumatisantes et c’est vers le vélo que je fais ce crochet, sans bien sur oublier le sport pilier : la course à pied. Oué oué oué, c’est vrai, l’idée du tri m’a titillée : j’ai même enchaîné pas mal de longueurs de natation cet hiver, une première ! Mais me lancer en « néo » sur 2 des 3 épreuves me semblait un peu trop « dispersant » pour une première en multi enchaînement !

Boosté par mon admiration (télévisuelle) de l’effort cycliste depuis ma toute petite enfance, stimulé par les multi-athlètes de mon cercle de capistes (Enzo, Brinouille) et motivé par le plus jeunes des Tamp', mon neveu Alex’, qui en pratique en compétition, j’ai fait découverte avec la petite reine cet hiver. Béni soit le bois de Vincennes : il m’a permis d’enchaîner des km dans le froid des mois de mars & avril. L’entraînement des deux disciplines a été le suivant :

- vélo : des sorties bi (si t>12°) hebdomadaires de 30/40 km dans le bois ; c’est (beaucoup trop) peu de km mais c’est assez ingrat il faut le dire, pas du tout ludiques ces anneaux de 3.140 km, d’autant que le temps a été vraiment merdique (un temps de classique ardennaise !). Vivement des balades plus bucoliques, je me dis que c’est du fond acquis, mais pouahhhh c’est pas très excitant ces virées monotones…J’ai chopé des conseils à gauche à droite (Merci JC !) et j’ai mouliné beaucoup, ai travaillé le rythme, la cadence, ainsi que la position sur le vélo (le relâché des crispations inutiles)… et j’ai roulé, roulé, roulé jusqu’à « trop froid : retour maison ! ».

Excepté Vincennes, que j’aime tant pour son côté pratique & accessible quand même (« comme même :-) »), j’ai participé à une sortie en groupe, avec les Frogus, en vallée de Chevreuse : 70 bornes en pleine campagne (si près de Paris...), une supère bouffée d’oxygène, le pieddddd ! La vidéo est dispo sur http://fr.youtube.com/watch?v=H0b5W2D7yyk . C’était super sympa cette balade, on s’est bien marré, Enzo (Ze triathlète) nous a fait une belle démo « changement de chambre à air » en 2’14″ sans matos (juste la pompe), la grande classe... du soleil, de la verdure, un air moins chargé qu’à Paris... bref, ce genre de virée est à renouveler absolument : tellement agréable de tourner entre copains en campagne !

- course à pied : hé hé hé, retour aux gammes lointaines du marathon : sprint, fractionnés, comme pour préparer un 10km. Grand plaisir là de se rentrer dedans et de constater que ni mes lombaires ni mes tibias n’ont bronché ! Seul un chouye le genou…

- Transition : ah oui, c’est une épreuve à part entière la transition vélo-course à pied, tant les muscles sollicités sont différents et les jambes aboient et crient au scandale à chaque changement. Donc je les ai bossées ces transitions.

Ensuite, il a fallu trouver un duathlon au format « sprint », ie environ 5km course pied- 20 km vélo-5 km de course à pied, sans drafting (c'est-à-dire en contre la montre, sans possibilité d’abris derrière un concurrent en vélo). Je tenais au « sans drafting » car :

a) sans expérience de peloton, j’ai trop peur (ben oué) des touchettes donc suis dangereux pour les autres et moi-même dans cette configuration. Même pendant la balade Frogus, j’étais nettement plus serein légèrement décroché.

b) plus philosophiquement, je trouve que l’effort contre la montre, sans abris possible, s’inscrit dans la plus pure des traditions de l’effort solitaire.

C’est donc au Duathlon d’Etampes que je vais m’initier à ce sport en compétition le 4 mai 2008. Il est sélectif pour les Championnat de France, c’est donc une bonne cible (mééé non, je déconneuh). Simplement expérimenter, apprendre, ressentir, prendre du plaisir…. Et le partager ensuite ! Au programme : 5km de course à pied, 22 km de vélo et 2.5 km de course a pied.

Côté matos, j’ai peu investi mais je vous présente mes supports :

- Course à pied : pour accélérer la transition vélo-course à pied-vélo et éviter de se perdre dans les lacets, j’ai équipé mes NB1060 de lacets élastiques auto bloquant très populaires chez les triathlètes. Efficace et mes pieds m’ont avoué que « ça crée une autre relation avec la chaussure !».

- Vélo : rien d’affolant, je roule depuis 3 ans sur un D4 cadre alu avec haubans composite, fourche avec fourreau composite. La gamme cyclosportive de D4, pas compèt : suffisant pour ce que j’en fais et je l’aime bien, ce vélo.

Voilà, je suis inscrit et maintenant. Deux sorties vélo (mardi, jeudi), deux sorties course à pied (fractionnés et travail au seuil), puis repos avant l’épreuve. Pour le repos, je suis bien animalement entouré !


Rdv pour le compte rendu next week ! D’ici là, deux clins d’œil :

- un grand encouragement pour Pierrot75 qui s’élance sur les 100 km de Chavagnes et à Brinouille qui fera le marathon (accompagnée de l’inusable Fred).

- Un mot de soutien, d’encouragement et d’amour au bibi perchiste décathlonien qui traverse avec courage une épreuve difficile.

2007-11-29 18:27:41 : Marathon de La Rochelle le 25/11/2007 - 4 photos - 37 réactions

****Marathon de La Rochelle le 25/11/2007****
Un premier marathon...

Du K25 au K42,195 :

«Ne lâche rien Yannn, ne lâche rien
Poursuit ton effort, persiste, ne lâche rien
Tutoie le point de rupture, rapproche t’en mais humblement, sans le défier
Ecoute le sage chauve sur la route avec toi (Jacques alias Ouille :-) ), soit conscient de tes forces et lucide sur tes limites, ne lâche rien
Nourri toi de l’assurance des entraînements, de l’image de tes proches, ne lâche rien
Tu y es, Yannn, tu y es, alors ne lâche rien, donne toi, offre le toi ce marathon »



J-2 : pfiuououo, gaspillage d’influx nerveux !

Je ne m’attendais pas à si mal gérer l’avant évènement... j’avais mis tellement d’intention dans ce marathon que je n’avais pas assez conscientisé la pression que je m’étais mise... résultat : comme une pile électrique vendredi et samedi, à tourner en rond comme un lion en cage !

Café réconfortant avec Duduche et Pierrot, Martine & Fred le vendredi matin, ben oué, le marathon approche !

J-1 : La Rochelle !

Enfin samedi matin, de l’action : départ à La Rochelle, avec ma chérie ‘Mandine et Seb’, un néophyte sur la distance aussi... là-bas, nous rejoignons Martine qui me fera stresser (c’est le mood du jour : j’aurais saisi un rien pour exprimer mon appréhension) avec ses pâtes liquides et Fred, qui nous fera découvrir la ligne d’arrivée et les pavés saignants la précédant... il fait un froid vif ... brrrr.

Le soir, pasta partie à l’Albatros, où nous rejoignent Anne, néophyte du marathon aussi, et Ouille 25 marathons et 6 cent bornes au compteur, qui m’a offert son accompagnement le jour J, le grand luxe ! Au retour vers l’hôtel, nous guidons deux kenyans (un dont l’objectif est 2h10, l’autre étant son lièvre jusqu’au semi)... on converse, c’est sympa. Corinne Herbreteau, une championne angevine, est dans le même hôtel : que de bons signes !


S’aligner au départ de cette distance mythique, à 9h Dimanche, c’est déjà une première victoire. Se préparer au marathon est en effet long, très long, et exige une prépa spécifique qui pousse aux sacrifices, tant dans les entraînements à la frontale dans la nuit du bois de Vincennes que dans les entraînements invisibles (soins, repos, alimentation, …).. Pour être au RDV, il faut doser son entraînement (comme un bon pastaga au camping des Flots bleus) pour éviter périostite, lombalgie et autre tendinite. La gestion du corps, c’est la leçon de l’échec de 2006 : c’est tellement con de poser genoux à terre avant le départ ! J’ai profité d’un entraînement en groupe, un vrai régal, un super partage, et j’ai encore appris mille détails (la science de la préparation, la posture, le placement des bras, modification de la foulée pour une foulée plus rasante et moins tibiatraumatisante… ). Fine tuning : j’ai fait le régime dissocié en début de semaine pour être bien chargé en glucide, les derniers entraînements se sont bien déroulés, les jambes sont prêtes… mais la pression monte, la fébrilité à la Henri Lecomte aussi (ah cette finale merdique face à Wilander !)… J-2, gorge en feu, mais ce (n’) est (que) de l’hypersensibilité du coureur affûté (dixit le toubib). ..


Jour J : quelle aventure !

Lever 6h . Je suis bien, et ayant tout préparé, je sais ce que je dois manger, comment je dois m’habiller, je ne me pose pas de question, je suis concentré et prêt. On se retrouve tous avant la course, un apéro virtuel (Kemalic & Rodie sont là !), on se souhaite bonne chance, les regards pétillants se croisent et en disent long avant ce saut dans l’inconnu pour moi. Il fait un temps franchement hostile (pluie et moins de 5 degrés), mais je n’en n’ai considération : seul le bitume m’obsède.


Sur la ligne , je m’octroie une prière intérieure, un « bonbon » sans éparpillement pour goûter au plaisir d’être là, en pensant à tous les Vincennus, à mes proches et à l’aventure qui m’attend, avec Seb’ et Ouille. Une expiration, la concentration est intacte : paré au départ !

C’est parti !
Yes.... c’est parti, miam miam. On peine clairement à trouver notre rythme sur les premiers kilomètres : entre la densité de la foule qui nous freine, les têtes brûlées perturbatrices « je pars à fond et après on verra », on se canalise afin de ne pas gaspiller notre énergie. Je file mes lunettes à Ouille : la bruine est fine et volatile, la casquette ne protège de rien et je suis aveuglé. Je pense à me ravitailler comme prévu, sans déroger au plan établi. Ouille a Fred au téléphone : parti dans un autre sas, ils sont devant nous. Je suis content d’avoir des bonnes nouvelles de Martine.

Clap clop clap clop ... 8700 coureurs, mhhh quelle joie de se retrouver dans le peloton galopant. Y’a des ovnis : Mario, qui court avec son vélo, un Averel le boulet à la main... et des groupes de musiques, de ci, de là, et malgré la pluie, une bonne densité de people (Polnareff jeune) sur le bord de la route!

K21.1, Semi marathon : dans les houra de la foule, les applauds des spectateurs, la clameur des supporters, j’aperçois ma future femme, ça fait chaud au coeur ! Des amis angevins sont présents également, les spectateurs ont l’air de prendre du plaisir, en tout cas, ils doublent celui que l’on a déjà sur la route ! Nous passons la mi course en 1h57... nous sommes « en dedans », nous avons été plus lents que prévu. On oubli le chrono. La forme est là.

K25 : oh mes quadriceps !!! Au K25, cette douleur qui avait insidieusement et régulièrement gagné en intensité est maintenant à fleur de peau : ni sur les 10, sur le semi ou pendant ma prépa, je n’ai connu cette douleur... j’ai eu au mal aux tibias, aux mollets, au dos, mais jamais aux quadri... et je suis d’autant plus étonné qu’à part ça, je me sens bien, frais, pas trop entamé... je ne m’éparpille pas sur l’origine de ce mal : je reste concentré. Je préviens les gars : Seb’ se sent pousser des ailes, il part devant, et Ouille dans sa grande gentillesse reste avec moi. Il me rassure et me dit : « c’est pas grave, reste dans ta course, ne pense pas aux kilomètres à venir (il en restait 17 !!!!), mais saucissonne la course : fixe toi comme objectif les ravitos les uns après les autres ». Je m’applique scrupuleusement à suivre ses conseils.

N’empêche, quand il te reste 17 bornes, les plus difficiles, avec le potentiel « mur » ben t’en mènes pas large... mais in situ, pas de place à la gamberge : j’ai rien voulu lâcher et j’ai en effet lâché très peu de temps dans l’affaire.

K30 : je souffre, j’ai mal... enfin « les quadri sont douloureux » est une meilleure formulation car in fine je ne ralentis quasiment pas : 57 min entre le K15 et le K25, 57 min entre le K25 et le K35. Pas de panne de carburant type « rencontre du mur ». Je ne lâche rien, Ouille m’ouvre le chemin, je m’accroche, reste concentré et compose avec cette douleur, ces crampes à fleur de peau qui semblent vouloir se manifester à chaque pas... je souffre, oui... mais on maintient le rythme ! Le cardio est ok !

K35 : au ravito, j’effectue 2 étirements, piétine en buvant, sans marcher plus que ça : il est pas si mal que ça le tintin ! On rattrape Seb’ qui subit un coup de mou, il accroche notre wagon... je me retourne une fois, deux fois, trois fois... je ne le vois plus...on finira par le distancer : je ne peux faire que garder mon rythme.

C’est le moment vraiment dur de la course. Je serre les dents. Les fentes faites à l’entraînement me servent : oui, je connais cette douleur. Je repense à tous ces entraînements, à ces courses faites depuis 2004, tous ces kilomètres parcourus seul, puis avec les Vincennus, je me nourris de cette prépa minutieuse, je m’énergétise d’images positives, pense à mes proches.... c’est dur mais je ne panique pas... bref, la souffrance est aigue mais reste circonscrite aux quadri ! Je saucissonne la fin du parcours en « tour de l’anneau de piste cyclable » à Vincennes. Allez, on évite te trop brancher le cerveau, là….

K40 : Ma chérie est là au KM 40 ... galvanisé par sa présence, je ne ressens tout d’un coup plus aucune douleur, j’accélère même par la suite, Ouille ma rattrape par le colbac : hého, yannn ralentis !!!! Ah, la force de l’amour !

K41 : On arrive à la flamme rouge.....ouéééé.... Patrick, patrick, flamme rouge ! Ca commence à fleurer bon la bourriche d’huître là ! Ouille me conseille de ne pas me griller au risque de se blesser ou d’exploser en vol... ‘faut dire qu’autour de nous, c’est feu d’artifice et calage en séries sur les derniers kilo. L’émotion m’étreint, les sanglots montent, l’arrivée approche. Ho la la !

K42 : les pavés, le tapis bleu, la corde (oui Fred) …. Hohoho, ayéééé, l’arrivée !!!!! 4h01’07 ! J’étreins Ouille qui m’a super bien épaulé. Médaille, poncho blanc, huîtres…je n’arrive plus à marcher, mais je suis marathonien, putain ! Seb’ n’a concédé que 2’ et Anne a fini en 4h08. Superbe tir groupé pour des premières !Martine, V2, signe un élégant 3h50 : bravo !

Le soir, on se retrouve tous, les anges blancs, autour de bonnes huîtres.

Au final :

Superbe aventure au final ! Il me faudra analyser et comprendre l’origine des quadri (le bitume en devers ? le manque de km ? le souffle ?)… et passer sous les 4h au prochain marathon !

Un merci généreux à tous ceux qui m’ont encouragé, à mes compagnons de course Seb’, Fred’, Martine et Ouille pour ces longues semaines de prépa aboutissant à du bonheur en barre. Special Thanks à Pierrot, à qui j’ai bien pensé également…. Et surtout à ma chérie qui m’a permis d’aller jusqu’au bout de cette aventure égoïste, d’embrasser cette passion… entre régimes, sorties longues, siestes et hypocondries, la cohabitation avec un coureur à pied demande beaucoup de compréhension !




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